GLOSSAIRE

Choix non exhaustif de concepts et de termes français ou anglais (parfois sans traduction), dédiés aux maladies chroniques

  • mise-à-jour 21 juin 2013

    Disease management - Gestion de maladie (Québec) Voir le Care Continuum Alliance (m-à-j partielle juin 2013)

    Le Disease Management disease management Etats-Unis : le Disease Management est un système coordonné d’intervention et de communication en matière de soins, dirigé vers des populations pour lesquelles les efforts des patients eux-mêmes ont un impact significatif. Pour une histoire documentée du concept, voir le Glossaire. aux Etats-Unis ? le DM évolue vers un modèle où la personne, prise en charge globalement, voit toutes ses maladies "gérées" par un programme unique. Comment le conçoit-on lors de l’accompagnement du malade en France ?

    L’entrée du glossaire intitulée "Disease management disease management Etats-Unis : le Disease Management est un système coordonné d’intervention et de communication en matière de soins, dirigé vers des populations pour lesquelles les efforts des patients eux-mêmes ont un impact significatif. Pour une histoire documentée du concept, voir le Glossaire. (DM)" est modifiée ci-après. La Disease Management Association of America (DMAA) devient le Care Continuum Alliance.

    Le texte entre guillemets ci-dessous est inspiré du site de la société savante américaine Care Continuum Alliance [1]... "Traditionnellement - littéralement - la gestion des maladies chroniques(Disease management (DM)) a mis l’accent sur « cinq grandes » maladies chroniques :

    • diabète ;
    • cardiopathies ischémiques ;
    • bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO) ;
    • asthme ;
    • insuffisance cardiaque.

    Ces programmes sont généralement dispensés par téléphone par un infirmier qualifié. C’est le cas du programme Sophia Sophia A son origine (2007), programme d’accompagnement des patients atteints de diabète (Disease management à la française). en France. Il y a un échange (interaction) téléphonique normalisé assez long qui comprend une dimension pédagogique. Les patients sont appelés à jouer un rôle actif dans la gestion de leur maladie.
    Mais bien sûr, en raison de la présence de comorbidités ou de polypathologies chez la plupart des patients à risque, l’approche de "disease management" classique pourrait devenir très difficile à mettre en oeuvre. En effet, aux Etats-Unis, les patients sont pris en charge par plusieurs programmes. Au fil du temps, l’activité s’est déplacée vers un modèle plus centré vers la personne dans lequel toutes les maladies du même patient sont gérées par un programme de "Disease Management" unique."

    Ou bien : le DM évolue vers un modèle où la personne, prise en charge globalement, voit toutes ses maladies "gérées" par un programme unique.

    En France, on peut lire dans l’Axe 3 du plan pour l’amélioration de la qualité de vie Qualité de vie Aux confins du social et du psychologique - ou de "l’individuel", la qualité de vie liée à la santé est multidimensionnelle. des malades atteints de maladie chronique de 2007-2011 : "Développer un accompagnement personnalisé des malades".

    DEFINITIONS

    1 - Selon certains auteurs, le terme est intraduisible en français. Cependant, dès les années 1990, le concept est apparu en France, et sa traduction devenait "Gestion globale de la maladie". Le Disease management constitue, selon Pierre Lebert en 1996 : L’évolution supérieure du "managed care Managed care C’est l’ensemble des outils de gestion des soins censés offrir
    aux assurés la meilleure qualité au meilleur rapport coût/efficacité). Traduit en français par soins intégrés ou maîtrise médicalisée des dépenses de santé.
    ".
    Il est basé sur une approche plus globale de la maladie et de la santé, par l’intégration de tous les maillons de la chaîne des soins (mais aussi d’actions de prévention et d’information) et par l’adoption d’une démarche visant à l’amélioration qualitative de la distribution des soins
    . L’auteur concluait en disant : "La finalité demeure essentiellement économique". Rappel de l’objet du marché de l’appel d’offre pour débuter le premier programme français (A) : étude : identification à partir des programmes existant à l’étranger des éléments transposables en France permettant d’obtenir et de rendre pérenne l’adhésion des patients atteints d’un diabète de type 2 à un programme d’accompagnement".
    (A) Voir l’appel d’offres de 2006.

    2. Une définition plus récente pourrait s’inspirer d’un organisme belge : Le Disease Management (DM) est un processus dans lequel les diverses parties prenantes (patients, prestataires et organismes assureurs) se mettent d’accord sur les standards à suivre en matière de prévention, diagnostic, traitement d’une affection ainsi que sur les moyens financiers qui doivent être mobilisés pour répondre à ces standards.

    3. Des Suisses parlent de "programme de suivi pour les patients atteints de maladies chroniques", et ils résument le concept ainsi : Le disease management repose sur : 1) une organisation intégrée des soins ; 2) des pratiques basées sur des évidences scientifiques ; 3) un système d’information sophistiqué ; 4) des méthodes d’amélioration continue de la qualité de soins.

    4 - La définition américaine était enfin la suivante : Le disease management est un système coordonné d’intervention et de communication en matière de soins, dirigé vers des populations pour lesquelles les efforts des patients eux-mêmes ont un impact significatif.


    Sources :

    1 . Lebert, P., (1996) 43, Disease management, sommes-nous convertibles ? Région santé, Est medecine,(43):5-8.

    2. Et si on essayait le Disease management ? (2006) n ° spécial, Fax Medica, 18 p. Voir en particulier : Qu’est-ce que le Disease management ?.

    3. Gaspoz J. M., Rutschmann, O., (2005), Faut-il avoir peur du disease management ? (1) Le volet hospitalier : Thérapeutique. Revue médicale suisse, 27,12-6.

    4. Le Disease Management Association of America (DMAA) a changé de nom pour The care continuum alliance. Elle donne sa déinition officielle Care Continuum Alliance (CCA) Definition of Disease Management sur son site.


    Voir aussi nos entrées Chronisanté

  • mise-à-jour 22 juillet 2014

    Aidant naturel

    Des aidants proches reconnus dans la prise en charge de malades chroniques, voir Charte européenne de l’aidant familial, m-à-j le 5 mars 2013 - définition :

    Le proche aidant ou aidant familial est donc cet homme ou cette femme, non professionnel, qui, par défaut ou par choix, vient en aide à une personne dépendante de son entourage (...)

    1 - Aidants naturels ou aidants informels : HAS

    A la Haute autorité de santé (HAS), on propose cette définition, issue de la traduction de la charte de l’aidant familial, en source ci-dessous. Celle-ci a fait l’objet de réflexions concernant la maladie d’Alzheimer (définition plutôt valable pour les adultes, mais qui permet de saisir la palette d’interventions de l’aidant).

    Définition des aidants naturels ou aidants informels :

    Les aidants dits naturels ou informels sont les personnes non professionnelles qui viennent en aide à titre principal, pour partie ou totalement, à une personne dépendante de son entourage pour les activités de la vie quotidienne. Cette aide régulière peut être prodiguée de façon permanente ou non et peut prendre plusieurs formes, notamment le nursing, les soins, l’accompagnement à la vie sociale et au maintien de l’autonomie, les démarches administratives, la coordination Coordination , la vigilance permanente, le soutien psychologique, la communication, les activités domestiques, etc.

    2 - Aidant familial Charte

    Un synonyme, selon le Plan Alzheimer et maladies apparentées 2008-2012
    D’après la Charte européenne de l’aidant familial :

    (...) Le proche aidant ou aidant familial est donc cet homme ou cette femme, non professionnel, qui, par défaut ou par choix, vient en aide à une personne dépendante de son entourage.(...)

    3 - Aidant proche INPES

    L’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé (INPES), établissement public français, écrit un rapport en septembre 2010 à propos de l’aidant proche - qu’on peut considérer comme synonyme de l’aidant naturel Aidant naturel Les aidants dits naturels ou informels sont les personnes non professionnelles qui viennent en aide à titre principal, pour partie ou totalement, à une personne dépendante de son entourage pour les activités de la vie quotidienne (...). - dans un dossier de presse et afin de marquer la différence avec les soignants :

    (...) première synthèse d’études qui compare les perceptions, opinions et niveaux d’information du grand public, des aidants proches et des professionnels rattachés à des services d’aide ou de soin à domicile. (...) Peu d’études sont disponibles en France concernant la perception sociale de la maladie d’Alzheimer (...)

    Cette crainte personnelle [de développer une maladie d’Alzheimer] est davantage exprimée par les aidants proches (78 %) qui sont également nombreux à ressentir le poids social de la maladie.

    C’est face à toute personne en situation de handicap qu’on a reconnu l’aidant (aidant familiall). Les organisations internationales comme les Nations Unies en ont tracé le concept.. Aujourd’hui, conjoints ou enfants ayant une famille dont l’un des membres est malade d’un trouble de type Alzheimer (TTA) sont le plus souvent sollicités. Par ailleurs, l’aide aux aidants est une façon de former et d’entourer en particulier ces aidants familiaux. Cette aide est formalisée dans le Plan Alzheimer et maladies apparentées 2008-2012. Les aidants passent en moyenne 6 h auprès d’une personne atteinte de trouble de type Alzheimer (TTA). Ils sont représenté par une majorité de femmes (80 %).

    Les objectifs n° 1, 2 et 3 du Plan Alzheimer et maladies apparentées 2008-2012 vise à les aider : structures de répit, formation, suivi sanitaire.

    • 01 - Développement et diversification des structures de répit (...) ;
    • 02 - Consolidation des droits et de la formation des aidants (...) ;
    • 03 - Amélioration du suivi sanitaire des aidants naturels.
  • mise-à-jour 22 juillet 2014

    Antisélection

    Ou "sélection adverse", ce terme d’assurance exprime que la sélection du risque est corrélée aux souscriptions : les patients diabétiques à risque élevé demanderont plus de soins coûteux que prévu.

    Cette notion de sélection adverse a été décrite par un article de George Akerlof, prix Nobel d’économie, Voir Wikipédia.

    L’assureur fixe un barème moyen statistiquement estimé. Il ne connaît pas le risque de l’assuré. Or celui-ci va chercher le barème le plus bas dans un marché concurrentiel. La gestion des risques par l’assureur est faussée.

  • mise-à-jour 11 mai 2013

    Approche centrée sur le patient

    C’est une conception des soins avec organisation des ressources autour du patient, physiquement.

    "Modèle d’organisation des soins et des services en établissement de santé dans lequel tant l’environnement physique que l’organisation du travail sont étroitement adaptés aux besoins de la clientèle. " Voir Le Grand dictionnaire terminologique québécois

    Voir aussi le MeSH dans TermSciences : Design of patient care : wherein institutional resources and personnel are organized around patients rather than around specialized departments.(From Hospitals 1993 Feb 5 ;67(3):14)

    Traduction Chronisanté : C’est une conception des soins qui suppose que les ressources (institutionnelles et humaines) soient organisées autour du patient (et de ses besoins) plutôt que dans des lieux différents ou services spécialisés.

    Remarque : c’est l’institution qui s’adapte à l’individu plutôt que le contraire.

    Les professionnels de l’éducation thérapeutique du patient utilisent le terme "soins centrés sur le patient", plus proche de l’approche centrée sur la personne : Stewart et al. ont défini en 1995 les six préceptes de l’approche centrée sur le patient. iL s’agissait pour eux d’inciter les médecins dans leur démarche décisionnelle à :

    • explorer la maladie, mais aussi l’expérience de la maladie vécue par le patient ;
    • comprendre la personne dans sa globalité subjective, personnelle, psychosociale ;
    • s’entendre avec le patient sur le problème, les solutions et le partage de responsabilités ;
    • valoriser la prévention et la promotion de la santé ;
    • établir et maintenir la relation médecin patient ;
    • faire preuve de réalisme.

    L’Institute of Medicine (IOM) étatsunien fait paraître en 2001 les six dimensions importantes à prendre en compte pour la qualité des soins chez un malade hospitalisé. La dimension "soins centrés sur le patient" représente l’une d’elle. Le concept de soin centré sur le patient est défini comme :

    La délivrance de soins respectueux et sensibles aux références individuelles des patients, à leurs besoins et à leurs valeurs (...)

     [2]. Bien que ces dimensions aient été initialement appliquées à des soins hospitaliers, ils pourraient s’appliquer aussi aux soins dans le contexte ambulatoire. l’IOM fait également remarquer qu’un gouffre existe entre le type de soins que les patients reçoivent et le type de soins qu’ils devraient recevoir.

    Février 2011 :
    "Aux États-Unis se développe le concept de maison médicale ("patient-centered medical home" ou PCMH) animée par le médecin autour duquel se construit une équipe intégrée pour la prise en charge des patients, ce qui la différencie de la maison de santé française dans laquelle l’exercice est simplement coordonné". Source : Rapport relatif aux métiers en santé de niveau intermédiaire - Professionnels d’aujourd’hui et nouveaux métiers : des pistes pour avancer, février 2011.

  • mise-à-jour 12 avril 2013

    Assurance qualité

    "Actions planifiées et systématiques nécessaires pour s’assurer qu’un produit ou un service répondra à des exigences données de qualité."

    En santé : "En promotion de la santé et en préventiondes maladies, l’assurance qualité Assurance qualité Terme de gestion... "Actions planifiées et systématiques nécessaires pour s’assurer qu’un produit ou un service répondra à des exigences données de qualité." En promotion de la santé et en prévention des maladies, voir le glossaire. est une méthodologie permettant de renforcer la qualité principalement en se concentrant sur la phase de planification des activités et des projets. Il y a plusieurs concepts de qualité liés à l’assurance qualité, qui diffèrent selon l’étape de mise en œuvre considérée. Ces concepts sont : les standards de qualité, la gestion de la qualité, l’évaluation de la qualité et les améliorations de la qualité."


    Source : http://www.cocof.irisnet.be/site/common/filesmanager/sante/resauxsante/glossaire

  • mise-à-jour 15 mai 2013

    Auto-efficacité

    Sentiment d’efficacité personnelle (croyance vraie ou fausse du patient pensant qu’il est possible d’atteindre un objectif).

    De cette motivation accrue pour gérer la maladie naît aussi un mode de pensée et surtout un comportement spécifique.

    Voir aussi l’article d’Albert Bandura :

    Bandura, A., (1977) Self-efficacy : toward a unifying theory of behavioral change. Bandura A. Psychol Rev. 84(2):191-215.

  • mise-à-jour 11 mars 2011

    Auto-étiquetage

    Issue de la sociologie de la déviance la notion d’étiquetage (labeling) renvoie au processus...

    (...) par lequel les membres d’une collectivité désignent une personne comme déviante. L’auto-étiquetage Auto-étiquetage Issue de la sociologie de la déviance la notion d’étiquetage (labeling) renvoie au processus... (self-labeling) est le processus par lequel cette personne en vient à adopter l"étiquette" qui lui est ainsi assignée, induisant des remaniements identitaires plus ou moins profonds.


    Becker, H. S, (1985). Outsiders. Etudes de sociologie de la déviance. Paris : Métailié, 247 p.
    Howard Becker, sociologue, est l’auteur dans les années 1960 de cet ouvrage qui introduit dans l’analyse de la délinquance, une dimension supplémentaire à celle du délinquant et de son délit : le tiers qui vient "coller" une étiquette.

    Voir notre entrée Chronisanté : (2008) Auto-étiquetage et diagnostic psychiatrique chez des adolescents.

  • mise-à-jour 29 avril 2009
  • mise-à-jour 15 juin 2013

    Autosanté

    "L’autosanté est une technique ancienne de "médecin de soi-même" par laquelle l’individu veut devenir sujet de son évaluation, de sa médication et de sa guérison (...)" (les personnes en situation de maladies chroniques sont particulièrement concernées par l’autonomie psychique)

    Elle sous-entend dans le même temps les autosoins Autosoins Stratégie acquise par le patient pour gérer sa santé en vue de l’améliorer. Le malade apprend à s’autosoigner. , l’automédication, la prise de pouvoir concernant la santé - l"empowerment en anglais et en français, voir ce terme dans le Glossaire... "L’autosanté favorise l’autonomie du malade qui doit désormais être pleinement informé et consentant ; mais elle développe aussi la recherche de solutions alternatives." Voir aussi Autosoins dans le Glossaire, quoique "Autosanté" se réfère plus particulièrement à l’automédication et à ses connaissances psychologiques : "processus cognitifs, comportementaux et psychiques, mettant en jeu la question de l’autonomie psychique des sujets (...)".

    "En collaboration avec le Comité régional d’éducation pour la santé de Lorraine (Cres), des actions de promotion de santé pour une automédication responsable (...) auprès de populations sensibles de la région lorraine en particulier : les personnes âgées, les jeunes adultes en situation de désinsertion professionnelle, les étudiants et les personnes en situation de maladies chroniques".

    Source

    Voir la définition et le texte explicatif sur le site de la Maison des sciences de l’homme (MSH) de Lorraine.

  • mise-à-jour 25 janvier 2013

    Autosoins

    m-à-j le 7 novembre 2011
    Suivi, prise en charge d’un patient dont la spécificité est d’être atteint d’une maladie pour laquelle un programme particulier a été construit (par exemple un diabète ou une bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO)).

    Stratégie acquise par le patient pour gérer sa santé en vue de l’améliorer. Le malade apprend à s’autosoigner.

    Selon la Haute autorité de santé (HAS), l’Organisation mondiale de la santé (OMS oms ) donne la éfinition suivante : "les compétences d’autosoins Autosoins Stratégie acquise par le patient pour gérer sa santé en vue de l’améliorer. Le malade apprend à s’autosoigner. sont "des décisions que le patient prend avec l’intention de modifier l’effet de la maladie sur sa santé", (World Health Organization, Centre for Health Development. A glossary of terms for community health care and services for older persons. Kobe : WHO ; 2004)".

    Cependant, c’est plutôt la définition qu’on peut lire à l’entrée "auto-gestion", "autonomie", autoresponsabilité (dans les soins), Pour autosoins (Selfcare ?), la définition désigne le activités salutogènes (ou "saines"), incluant la promotion de la santé, son maintien, les traitements, les prises de décision concernant sa santé, avec ses proches ("directives").

    self care :
    Health activities, including promotion, maintenance, treatment, care and health related decision-making, carried out by individuals and families


    Source :

  • mise-à-jour 25 avril 2013

    Bilan éducatif partagé

    Voir Diagnostic éducatif, dans le GLOSSAIRE Chronisanté.

  • mise-à-jour 12 avril 2013

    Bouclier sanitaire

    Plafond des restes à charge (RAC).

    Les RAC sont supportés par les patients sur la dépense remboursable. Le bouclier sanitaire Bouclier sanitaire "Le bouclier sanitaire a pour objectif d’instituer un plafond des restes à charge (RAC) supportés par les patients sur la dépense remboursable." a pour objectif d’instituer un plafond des restes à charge (RAC) supportés par les patients sur la dépense remboursable.

  • mise-à-jour 6 décembre 2012

    Capitation

    "Mécanisme de transfert de risque par lequel le prestataire reçoit une somme forfaitaire quelle que soit l’intensité du service rendu". Il s’agit d’une rémunération forfaitaire par personne : per capita.

    "Définition

    Méthode de rétribution des soins de santé dans un système de soins organisés fondée non sur le nombre d’actes et leur nature, mais sur le nombre de personnes protégées par le régime . (...)"

    Source : Le Grand Dictionnaire terminologique québécois.

  • mise-à-jour 3 février 2010

    Care management

    Cela signifie gestion intégrée des soins, avec coordination Coordination (intégration des soins, coordination des soins sont des quasi équivalents).

  • mise-à-jour 21 juin 2010

    Coaching

    Parce que l’on parle de coaching Coaching Le coaching a pour but de "dynamiser" le patient. Il peut être traduit par "accompagnement. en santé, comme partie prenante de l’accompagnement de malades chroniques

    Le coaching Coaching Le coaching a pour but de "dynamiser" le patient. Il peut être traduit par "accompagnement. a pour but de "dynamiser" le patient : même le coaching qualitatif, qui incite par exemple le patient à consommer des médicaments. Il peut être traduit par "accompagnement". Depuis moins de dix ans, cette relation d’aide personnalisée pour arrêter de fumer, surveiller ses facteurs de risque ou optimiser la prise des médicaments par des questionnaires "observance" émerge en France.

    Le programme Sophia a officialisé ce terme en France, pour l’accompagnement téléphonique dès 2008 de diabétiques de type 1 et 2.
    Voir aussi notre entrée de glossaire sur le counseling. Selon Pierre le Coz, le coaching santé est infantilisant. Voir la vidéo sur au sujet du livre de Roland Gori, psychanalyste, et Pierre Le Coz, philosophe, "L’empire des coachs" paru aux Editions Albin Michel, Paris.

  • mise-à-jour 29 avril 2009
  • mise-à-jour 2 juillet 2013

    Coopération entre professionnels de santé

    Faire travailler les personnels de santé ensemble est un des défis pour organiser de nouveaux modes de prise en charge des maladies chroniques.

    C’est dans ce contexte qu’on peut voir apparaître le terme de délégation de soins délégation de soins En santé, il exprime le fait de déléguer une tâche, jusqu’alors dévolue au médecin, auprès d’autres soignants, au sein d’une équipe de soins de santé primaire (ou de "premier recours"). Voir définition documentée dans le Coopération entre professionnels de santé. , skill mix, en anglais. Il exprime le fait de déléguer une tâche, jusqu’alors dévolue au médecin, auprès d’autres soignants, au sein d’une équipe de soins de santé primaires Soins de santé primaires Equivalent en français de "Soins de premier recours". Ce terme issu de la littérature anglaise (primary care) désigne les soins de première ligne, porte d’entrée vers tous les soins plus spécialisés. Voir le Glossaire. (ou de "Soins de premier recours Soins de premier recours Comme son nom l’indique, le médecin généraliste est le soignant de l’offre de soins de premier recours. "). Les termes délégation de tâches ou délégation de soins sont des synonymes). Ce mode de répartition du travail devrait démultiplier les performances [3] des équipes soignantes ainsi constituées.

    Le terme "Partage de compétences" semble préféré, en février 2009. A suivre.

    2010 : Le terme "Coopération entre professionnels de santé coopération entre professionnels de santé Délégation de soins dans un passé proche, il s’agit en cette deuxième décennie du XXIe siècle de coopération entre métiers de la santé au sens large. " ou "Coopération interprofessionnelle" est enfin adopté par la Haute autorité de santé dans les documents qu’elle propose. Il s’agit là de répartir des activités entre professionnels de santé. (Ce terme semble cependant, tel quel, un peu "vidé" de sa signification - "Coopération mulntdisciplinaire et interprofessionnelle" est vu aussi, Ndlr).Voir aussi le terme "Délégation de soins" dans Chronisanté.

  • mise-à-jour 8 octobre 2009

    Copaiement

    Le patient paie un montant forfaitaire pour chaque consommation de bien ou service (par exemple, par consultation, par journée d’hospitalisation, etc.). C’est l’équivalent ici de quote-part.

    ! $
  • mise-à-jour 13 juillet 2012

    Counseling

    Counseling counseling Le counseling désigne en français un accompagnement global, sur le plan psychologique et social : "orienter, aider, informer, soutenir, traiter". , accompagnement global, coaching Coaching Le coaching a pour but de "dynamiser" le patient. Il peut être traduit par "accompagnement. ...

    Le counseling counseling Le counseling désigne en français un accompagnement global, sur le plan psychologique et social : "orienter, aider, informer, soutenir, traiter". désigne en français une méthode comportementale de conseil. Le coaching Coaching Le coaching a pour but de "dynamiser" le patient. Il peut être traduit par "accompagnement. , lui, a pour but de "dynamiser" le patient, même le coachin.

    Définition issue du Granddictionnaire terminologique québécois : "Forme d’intervention psychologique et sociale qui a pour but d’aider quelqu’un à surmonter les difficultés d’adaptation ou d’ordre psychologique qui l’empêchent de fonctionner adéquatement dans une situation donnée. (...) Le terme counseling est couramment utilisé en français ; on rencontre aussi de plus en plus fréquemment le terme consultation psychologique pour désigner cette notion. qualitatif, qui incite par exemple le patient à consommer des médicaments. Il peut être traduit par "accompagnement". (...)"

    Il s’agit d’un accompagnement global, sur le plan psychologique et social : "orienter, aider, informer, soutenir, traiter. " C’est une relation d’aide en situation.

    Lors de la mise en place du programme Sophia dans plusieurs départements pilotes en France, l’Association des diabétiques aurait demandé à la caisse d’assurance maladie de "ne pas se calquer sur du coaching téléphonique tel qu’il existe dans certains pays, afin de s’adapter aux habitudes françaises", voir le site personnel d’informations en santé publique Carnets de santé.


    Source : Voir, page Web rédigée par Jacqueline BOURRU, Magali GROSS et Florence MARTINEZ : L’accompagnement téléphonique des familles au sein du REPPOP GL - Education thérapeutique du patient - Disease management disease management Etats-Unis : le Disease Management est un système coordonné d’intervention et de communication en matière de soins, dirigé vers des populations pour lesquelles les efforts des patients eux-mêmes ont un impact significatif. Pour une histoire documentée du concept, voir le Glossaire. .

    Pour en savoir plus : Le Réseau pour la prévention et la prise en charge de l’obésité en pédiatrie sur le Rhône (RéPPOP), Voir

    Voir aussi ce qui est fait en parallèle de Sophia Sophia A son origine (2007), programme d’accompagnement des patients atteints de diabète (Disease management à la française). , programme expérimental de Disease Management du diabète, par l’association française des diabétiques : "Dynamisation qualité de vie diabète" (entraide patient à patient). "Pour répondre à sa mission, elle propose en complémentarité du service Sophia de l’assurance maladie, sur huit départements de France, un dispositif d’entraide de patient à patient intitulé "Dynamisation qualité de vie Qualité de vie Aux confins du social et du psychologique - ou de "l’individuel", la qualité de vie liée à la santé est multidimensionnelle. diabète."

    Sophia info service

  • mise-à-jour 11 avril 2013

    Datanurse Data-nurse

    "Infirmière relais" dans les "trajets de soins "pour malades chroniques (Belgique)

    L’arrivée de l""Evidence- Based Nursing" (EBN) arrive en Europe. Ce type de modèle de soins suscite la création de nouvelles fonctions. Par exemple, ce modèle prévoit, pour une infirmière, la possibilité d’effectuer plusieurs tâches, dont celles de relais ou de gestionnaire de données.

    Les Data Nurses sont-elles l’équivalent des Community Matrons aux Royaume-Uni ?

    "Les "Mutualités Libres" plaident pour qu’on continue à étudier l’implication des infirmières spécifiques dans les trajets de soins pour les maladies chroniques", voir le numéro spécial de Fax medica sur le Disease management, et l’article de ChroniSanté détaillant son sommaire.

  • mise-à-jour 27 mai 2009

    Déficience

    Terme générique englobant toute lésion ou altération anatomique, physiologique ou psychologique...

    Déficience déficience Terme générique englobant toute lésion ou altération anatomique, physiologique ou psychologique...  : "Terme générique englobant toute lésion ou altération anatomique, physiologique ou psychologique pouvant entraîner une incapacité incapacité ou un handicap."

    "L’incapacité est la réduction de la capacité ou impossibilité (suite à une déficience) de mener une activité normale ou considérée comme normale pour un être humain.[...]"

    "Le handicap est, dans le contexte de la santé, l’expérience d’un handicap est un désavantage (une dépendance) pour un individu donné, résultant d’une déficience ou d’une incapacité qui le limite ou l’empêche d’accomplir pleinement les rôles sociaux qu’il désire. [...]"


    Sources :

    • Voir aussi le site : Centre collaborateur de l’OMS oms pour la Famille des classifications internationales en langue française pour la Classification internationale du fonctionnement, du handicap et de la santé (CIF) Inserm - CTNERHI, CCOMS-FCI-CIF.

    Voir aussi le modèle de l’OMS (CIF).

  • mise-à-jour 15 mars 2012
  • mise-à-jour 15 mars 2012
  • mise-à-jour 22 juillet 2014

    Diagnostic éducatif

    Diagnostic [4] est un mot que les médecins aiment à employer, qui en quelque sorte les "rassure", ne bouscule pas leurs représentations ; or ce concept peut être critiqué pour mieux comprendre la prise en charge des maladies chroniques : Bilan éducatif partagé ? (entretien éducatif)

    Pour une étude critique du concept de diagnostic éducatif, nous faisons référence à un article du docteur Brigitte Sandrin-Berthon, experte de l’éducation thérapeutique du patient (ETP) L’éducation thérapeutique du patient (ETP) "L’éducation thérapeutique a pour but d’aider les patients à prendre soin d’eux-mêmes". (médecin de santé publique, directrice de la formation "Diabète éducation de langue française", présidente de la commission spécialisée maladies chroniques (CSMC) au sein du Haut Conseil de la santé publique (HCSP), (2007-2011) [5]).

    Elle précise que la Haute autorité de santé (HAS) a émis des recommandations qui en font la "première étape de tout programme personnalisé d’éducation thérapeutique" :

    Une planification (...) propose un cadre logique et cohérent pour l’action des professionnels de santé : diagnostic éducatif, (...)

    Elle précise la donnée majeure suivante :

    "L’analogie avec le diagnostic médical peut conduire les professionnels de santé à des pratiques qui vont à l’encontre d’une démarche éducative : interrogatoire du patient, attitude d’expertise (...), classement nosographique, (..)"

    Elle présente des essais de définition, mis à jour en continu depuis les années 1990, qui renvoient à un "modèle de planification en santé publique", rejoignant la pratique de prise en charge des maladies chroniques outre-Atlantique :

    Le diagnostic éducatif est la première étape de la démarche d’éducation qui permet

    • d’appréhender différents aspects de la personnalité du patient,
    • d’identifier ses besoins,
    • d’évaluer ses potentialités,
    • de prendre en compte ses demandes
      dans le but de proposer un programme d’éducation personnalisé.

    Les réflexions du docteur Sandrin-Berthon portent sur la rencontre soignant-soigné et l’intégration d’une démarche éducative dans les soins :

    "Aider un patient à prendre soin de lui-même ne repose pas que sur des objectifs pédagogiques et des activités d’apprentissage. (...) Le terme de bilan éducatif partagé correspond mieux au travail que les soignants ont à entreprendre avec les patients dans le cadre d’une démarche d’éducation thérapeutique : il s’agit, à chaque rencontre, d’évaluer avec le patient où il en est, puis de convenir de ce qui pourrait éventuellement l’aider à mieux prendre soin de lui."

  • mise-à-jour 19 mars 2009

    Discounted Fee For Service

    Le prestataire, toujours rémunéré à l’acte, propose un rabais sur son offre en échange d’un plus grand volume de patients.

  • mise-à-jour 8 septembre 2009

    DMP

    Le dossier médical personnel est un concept issu des NTIC en santé NTIC en santé Nouvelles technologies de l’information et de la communication en santé. Convergence de l’informatique et du multimédia permettant la « télésanté » (traitement, stockage, diffusion et échange de l’information). comprenant le dossier médical électronique nominatif sécurisé

    Qu’est ce que le DMP DMP Le dossier médical personnel est un concept issu des NTIC en santé comprenant le dossier médical électronique nominatif sécurisé.  ?

    Voir le site du DMP France. "Clé de voûte du parcours de soins, le Dossier Médical Personnel (DMP) a été lancé par la loi du 13 août 2004. C’est un service conçu pour mettre à la disposition de chacun des bénéficiaires de l’assurance maladie un dossier médical, qui est placé sous son contrôle. Ce dossier médical électronique sécurisé sera accessible par Internet"[...]

    Les exemples de l’intérêt du DMP dans le diabète, l’hypertension artérielle, les lombalgies chroniques sont présents sur le site.

  • mise-à-jour 22 octobre 2012

    e-santé

    C’est la traduction de e-health (en anglais), elle était nommée télématique, i-santé (impliquant Internet). Elle inclut la télémédecine, les télé-soins mais est plus large. L’e-santé e-santé L’e-santé comprend : "l’aide à l’information, la simplification de procédures, la gestion, l’archivage, la formation, la connaissance, le conseil, la prévention, l’échange, la prise en charge, la décision, au diagnostic, au traitement, à l’intervention, au suivi, etc." Voir la rubrique "Glossaire". recouvre l’utilisation des NTIC dans le domaine de la santé (NTIC en santé NTIC en santé Nouvelles technologies de l’information et de la communication en santé. Convergence de l’informatique et du multimédia permettant la « télésanté » (traitement, stockage, diffusion et échange de l’information). ). Elle comprend : l’aide à l’information, la simplification de procédures, la gestion, l’archivage, la formation, la connaissance, le conseil, la prévention, l’échange, la prise en charge, la décision, au diagnostic, au traitement, à l’intervention, au suivi, etc.

    La télésanté Télésanté La télésanté est en bref un accès à plus de santé par des voies informatiques. est en bref un accès à plus de santé par des voies informatiques.


    Source : Thonnet, M., (2005), L’e-santé e-santé , une mise en œuvre prometteuse et délicate. Les Tribunes de la santé, 9(4):61-73.

    Voir l’article en ligne sur le site Cairn.info, plate-éditoriale en ligne.

    - Voir aussi notre entrée Télésanté dans le Glossaire.

    Mot-clé : Télésanté

  • mise-à-jour 18 juin 2013

    Education thérapeutique du patient (ETP)

    L’éducation thérapeutique du patient (ETP) L’éducation thérapeutique du patient (ETP) "L’éducation thérapeutique a pour but d’aider les patients à prendre soin d’eux-mêmes". est un processus continu, intégré aux soins et centré sur le patient malade chronique : ETP sur tout le site Chronisanté, Empowerment, Diagnostic éducatif, Empathie [6], patients-experts - sources m-à-j juin 2013 - Définitions...

    La notion d’ empowerment (de prise de pouvoir, dans le sens d’une autonomie, d’une responsabilisation accrues), est sous-jacente dans toutes les définitions. D’où les concepts assez récents en France d’autosoins Autosoins Stratégie acquise par le patient pour gérer sa santé en vue de l’améliorer. Le malade apprend à s’autosoigner. , d’auto-prise en charge, voire "d’autogestion" de sa santé, voir rubrique GLOSSAIRE.


    (1) La définition la plus courte est celle-ci : l’éducation thérapeutique a pour but d’aider les patients à prendre soin d’eux-mêmes.


    (2) La définition de l’OMS oms est plus longue :

    (...) l’éducation thérapeutique du patient (ETP) L’éducation thérapeutique du patient (ETP) "L’éducation thérapeutique a pour but d’aider les patients à prendre soin d’eux-mêmes". est un processus continu, intégré dans les soins et centré sur le patient. Il comprend des activités organisées de sensibilisation, d’information, ’apprentissage et d’accompagnement psychosocial concernant la maladie, le traitement prescrit, les soins, l’hospitalisation et les autres institutions de soins concernées, et les comportements de santé et de maladie du patient. Il vise à aider le patient et ses proches à comprendre la maladie et le traitement, coopérer avec les soignants, vivre le plus sainement possible et maintenir ou améliorer la qualité de vie Qualité de vie Aux confins du social et du psychologique - ou de "l’individuel", la qualité de vie liée à la santé est multidimensionnelle. . L’éducation devrait rendre le patient capable d’acquérir et maintenir les ressources nécessaires pour gérer de manière optimale sa vie avec la maladie

    .


    (3) (4) Selon le Haut Conseil de la santé publique (HCSP), se référant au document de la Haute Autorité de santé (HAS), qui elle même se réfère à l’Organisation mondiale de la santé (OMS) :

    L’éducation thérapeutique vise à aider les patients à acquérir ou maintenir les compétences dont ils ont besoin pour gérer au mieux leur vie avec une maladie chronique.


    (5) Glossaire Multilingue - site de la Banque de données en santé publique (BDSP  : Education du patient (Education thérapeutique du patient) ( Français),

    Un processus continu d’apprentissage, intégré à la démarche de soins. L’éducation du patient est centrée sur le patient et comprend des activités organisées de sensibilisation, d’information, d’apprentissage et d’aide psychologique et sociale, concernant la maladie (...)


    (6) Décret n° 2010-904 du 2 août 2010 : programmes d’éducation thérapeutique (ETP) du patient :

    L’éducation thérapeutique s’inscrit dans le parcours de soins du patient. Elle a pour objectif de rendre le patient plus autonome en facilitant son adhésion aux traitements prescrits et en améliorant sa qualité de vie Qualité de vie Aux confins du social et du psychologique - ou de "l’individuel", la qualité de vie liée à la santé est multidimensionnelle. . Elle n’est pas opposable au malade et ne peut conditionner le taux de remboursement de ses actes et des médicaments afférents à sa maladie.


    (7) Haute Autorité de santé (HAS) de santé, Rencontres 2011 : Extrait :

    L’information laisse le patient passif (...) L’éducation thérapeutique seule le rend acteur !


    Sources :

    (1) Sandrin-Berthon B., (2009) Education thérapeutique du patient : de quoi s’agit-il ? Adsp n°66, mars 2009, 10-5.

    (2) Céline Labalette, C., Buttet, P., Marchand, A.- C., (2007), INPES, DDESET, L’éducation thérapeutique du patient dans les schémas régionaux d’organisation sanitaire de 3e génération, sur le site de l’Académie de médecine. Cette traduction est issue d’un rapport de l’OMS de 1998 : Therapeutic patient education. Continuing education programmes for health care. Providers in the field of prevention of chronic diseases. World Health Organization. 1998, 77 p.

    (3) Haute Autorité de santé (HAS) (2007) Education thérapeutique du patient. Définition, finalités et organisation. Recommandations. Juin 2007, 8 p

    (4) Haut Conseil de la santé publique (HCSP) (2009) : L’éducation thérapeutioque intégrée aux soins de premier recours, 37 p., rapport sur le site du HCSP.

    (5) Glossaire BDSP (Banque de données en santé publique).

    (6) Légifrance, Code de la santé publique, Partie législative Première partie : Protection générale de la santé, Livre Ier : Protection des personnes en matière de santé,Titre VI : Education thérapeutique du patient.

    (7) Haute Autorité de santé, Rencontres 2011. Pourquoi cette source ? En France, la Haute autorité de santé établit une méthodologie robuste pour évaluer 1500 programmes d’ETP reçus en 2011 (Agence régionale de santé (ARS), seule habilitée à les autoriser).

  • mise-à-jour 5 mars 2010

    Efficience

    La perspective d’une meilleure prise en charge des maladies chroniques doit être efficiente.

    "Dimension économique de l’efficacité pratique où les conséquences - ou les résultats - d’une intervention sont reliés à l’utilisation qui est faite des ressources"[...], voir le Glossaire multilingue européen de la BDSP (santé publique). Voir notre article sur le DMP

  • mise-à-jour 11 mai 2013

    Empowerment

    Et maladies chroniques... Le terme anglais est souvent employé sans traduction en français ; rejoint de façon lacunaire les concepts d’autonomisation, de responsabilisation, d’auto-détermination, de renforcement, d’habilitation, ceux des autosoins Autosoins Stratégie acquise par le patient pour gérer sa santé en vue de l’améliorer. Le malade apprend à s’autosoigner. , de l’auto-prise en charge, de l’autogestion, de l’auto-efficacité, du contrôle de sa vie...

    Il y a pléthore de textes sur ce concept infiltré dans la littérature scientifique sur l’auto-prise en charge des personnes malades chroniques. Il est employé dans le cadre des maladies chroniques en éducation thérapeutique du patient (ETP).

    L’empowerment (ou "prise" ou "transfert" ou "(ré)appropriation", voire "reconquête" de (son)pouvoir (?)) est un terme employé dans diverses disciplines : psychologie Psychologie communautaire, sociale et politique en premier lieu, comme une noition abstraite, dans les années 1980 (sur le plan collectif, puis individuel [7]). Venu dans le champ de la santé, comme un concept concret, impliquant un processus, le terme anglais est souvent employé sans traduction en français. En psychologie, l’empowerment rejoint les notion d’auto-efficacité Auto-efficacité Sentiment d’efficacité personnelle (croyance vraie ou fausse du patient pensant qu’il est possible d’atteindre un objectif). , de compétence...

    Les anglophones eux-mêmes expriment l’impossibilité de définir ce terme polysémique (plusieurs sens) selon son contexte d’utilisation.

    Sources de Belgique, Québec et France :

    •   1. Auto-détermination, auto-efficacité, securite et coherence identitaire

    Belgique : une thèse de 2007 applique le concept d’empowerment pour les patients malades chroniques :

    Le concept d’empowerment a été “importé” dans le champ de la santé publique et de la promotion de la santé à partir d’autres disciplines, en particulier la psychologie communautaire, au motif qu’il serait un facteur salutogène pour l’être humain, contrairement à l’absence de pouvoir – réel ou ressenti- (powerlessness), qui serait un facteur pathogène pour l’Homme (...)

    Source :

    Aujoulat, Isabelle. L’empowerment des patients atteints de maladie chronique : des processus multiples : auto-détermination, auto-efficacité, securite et coherence identitaire. Prom. : Deccache, Alain (2007), thèse, Faculté de Médecine, Ecole de santé publique, Unité d’Education pour la Santé RESO, Thèse de doctorat en santé publique, Option : Education du patient. Thèse en accès libre à télécharger (accès le 19 avril 2013) : http://hdl.handle.net/2078.1/5226

    •   2. Empowerment (Renforcement)

    France : dans le Glossaire multilingue en santé publique sur le site de la Banque de données en santé publique (BDSP) :

    Processus dans lequel des individus et des groupes agissent pour gagner la maîtrise de leurs vies (...)

    Leur estime de soi est renforcée, leur sens critique, leur capacité de prise de décision et leur capacité d’action sont favorisées. (...)

    N.B.

    Les traductions du terme anglais " empowerment " sont souvent insatisfaisantes. C’est pourquoi, dans plusieurs langues (ex. : allemand, italien, français), le terme original anglais est repris.

    Source :

    Glossaire européen multilingue en santé publique (BDSP)

    •   3. Habilitation et contrôle de sa vie

    Québec : extrait d’un article de 2004 sur la qualité des soins aux malades chroniques, lu sur le site de la BDSP.

    L’empowerment résulte d’un processus d’aide qui permet à une personne de prendre sa situation en main, c’est-à-dire d’agir de son propre gré afin d’atteindre un plus grand contrôle de sa vie ; d’effectuer des choix éclairés et délibérés et de croire qu’elle peut influencer positivement son avenir (Paul et al., 1997) ;

    (en note ) :
    Empowerment est un terme anglophone qui n’est pas encore traduit en français de manière adéquate. Les vocables français d’habilitation, d’appropriation et d’autogestion lui sont parfois associés, mais ils ne traduisent pas l’essence totale du mot. Nous avons donc choisi, dans cette étude, de conserver le mot « empowerment » qui parfois pour des fins de langue française sera traduit par le terme habilitation.

    Source :

    Gagnon, J., Grenier, R, (2004) Élaboration et validation d’indicateurs de la qualité des soins relatifs à l’empowerment dans un contexte de maladie complexe à caractère chronique. Recherche en soins infirmiers, 76, 50-67.

  • mise-à-jour 22 juillet 2014

    Entretien motivationnel (EM)

    Né dans les années 1980 en addictologie (dans le cadre de psychothérapies dites brèves), l’entretien motivationnel (EM) est aujourd’hui utilisé dans le champ sanitaire de l’éducation thérapeutique du patient (ETP) L’éducation thérapeutique du patient (ETP) "L’éducation thérapeutique a pour but d’aider les patients à prendre soin d’eux-mêmes".  : prévention ou prise en charge des maladies chroniques

    La Revue Médicale Suisse publie en 2006 une synthèse sur l’entretien motivationnel ("quelques repères théoriques et quelques exercices pratiques" (1)).

    L’entretien motivationnel (EM) est aujourd’hui utilisé en médecine dans le traitement des maladies chroniques (1) (autonomisation, empowerment) par auto-prise en charge et réduction de facteurs non salutogènes (dans le diabète, l’obésité), comme la sédentarité ou l’hypercholestérolémie. L’approche motivationnelle a un sens décisif dans l’éducation thérapeutique du patient (ETP) L’éducation thérapeutique du patient (ETP) "L’éducation thérapeutique a pour but d’aider les patients à prendre soin d’eux-mêmes". .

    Il est adapté "à toutes les situations d’« accompagnement au changement », selon la Haute Autorité de santé (HAS) (2) :

    (...) lorsqu’on veut aborder un changement de comportement influençant la santé (tabac, alcool, exercice physique, alimentation, prise de médicaments…). Il se base sur l’hypothèse que la plupart des patients qui arrivent en consultation ne sont pas nécessairement prêts à changer...

    D’où les relations avec l’ambivalence et la motivation du patient, autres termes de psychologie Psychologie  :

    [Face au changement proposé] le patient se défend et contre-argumente (...). Appelons ambivalence, les oscillations du patient et entretien motivationnel (EM) (...) (1).

    Selon l’encyclopédie en ligne Wikipédia (3) :

    L’entretien motivationnel consiste en une approche de relation d’aide. (...) l’entretien motivationnel est « une méthode de communication à la fois directive et centrée sur la personne [8], ayant pour objectif d’aider les changements de comportement en renforçant les motivations intrinsèques par l’exploration et la résolution de l’ambivalence (...)

    Principes de l’entretien motivationnel (1)  :

    Outils de l’entretien motivationnel (acronyme OUVER) (1), OARS en anglais [9] :

    • OU : questions ouvertes (c’est-à-dire qu’elles ne permettent pas de répondre par oui ni par non (voir notre entrée Chronisanté à ce sujet (9)).
    • V : valoriser (par le renforcement (4)), dans le but d’obtenir une transformation du comportement des patients. Renforcement est un terme issu du behaviorisme (5) [10] L’EM tente un renforcement positif (par des encouragements) afin d’obtenir des réponses adaptées à la problématique de santé (comme "C’est bien, bravo, continuez comme cela..."(6), ou un renforcement négatif, dans certains cas, par la désapprobation ;
    • E : écoute réflective ("sorte de reformulation permettant de mettre en valeur ce qu’on désire pour aller vers les buts thérapeutiques désirés, ainsi le patient se sent écouté, compris et guidé", c’est-à-dire ce qui permet d’aller de l’avant, en émettant des réflexions provoquant le changement) ;
    • R : résumer, en gardant à l’esprit que le patient doit donner son avis :

      (...) lui permettre de le [le résumé] modifier s’il ne lui convient pas, afin que le thérapeute puisse se corriger ou bien mettre en évidence une résistance (...) (3).

    Les outils de l’EM ne présentent aucune originalité a priori. Ils appartiennent au registre des entretiens centrés sur la personne tels que Carl Rogers a pu les décrire. (...) C’est la façon de les utiliser qui sera déterminante (1).

    L’entretien motivationnel (EM) est validé par des études scientifiques nombreuses (6). En pratique, une formation de plusieurs jours est nécessaire pour en connaître ses bases. Des perfectionnements sont organisés, le plus souvent en formation continue... Une "supervision" est proposée la plupart du temps par des associations... (7) (8)

  • mise-à-jour 5 mars 2012

    Fee for Services

    C’est à dire, en santé : les revenus des soignants dépendent du nombre d’actes - comme en médecine libérale française, par exemple.

  • mise-à-jour 18 octobre 2012

    Franchise

    Ou "franchise franchise En deçà d’un montant, les patients supportent la totalité de leurs dépenses, le plus souvent sur 12 mois. de soins", "franchise santé" : "En deçà d’un montant, les patients supportent la totalité de leurs dépenses - le plus souvent sur 12 mois".


    Source :
    Haute autorité de santé, (2007) LA PARTICIPATION DES PATIENTS AUX DÉPENSES DE SANTÉ DANS CINQ PAYS EUROPÉENS, DOCUMENT DE TRAVAIL, SEPTEMBRE 2007, 44 p., voir page 6.

  • mise-à-jour 7 décembre 2012

    Fundholding/Fundholder

    Historique : il s’agissait, au Royaume-Uni, durant "les années Thatcher" (années 1980), du rôle du médecin, gestionnaire de budget, « détenteur de fonds » - General Practitionner Fundholder Fundholder Il s’agissait, au Royaume-Uni, durant "les années Thatcher" (années 1980), de la gestion des fonds alloués à un cabinet médical par les médecins. (plus de la moitié des généralistes furent dans ce cas, des fonds publics leur étant parfois alloués). Au royaume Uni, le Fundholding fut - définitivement - supprimé en 1999 sous le nouveau gouvernement Labour. Ce fut une forme de Managed care Managed care C’est l’ensemble des outils de gestion des soins censés offrir
    aux assurés la meilleure qualité au meilleur rapport coût/efficacité). Traduit en français par soins intégrés ou maîtrise médicalisée des dépenses de santé.
    . Le rationnement des soins qui s’ensuivit fit échouer ce modèle (réforme significative du système de santé britannique (National Health Service)).

  • mise-à-jour 21 juin 2013

    Gestion de cas - Case management

    Ce terme de gestion de l’information peut être aussi défini - en santé - comme l’ensemble des fonctions assurées par un Case manager chargé de coordonner les besoins, la stratégie, les interventions auprès des différents intervenants. Le Case Management Case management Ce terme de gestion peut être défini en santé comme l’ensemble des fonctions assurées par une personne chargée de coordonner les besoins, la stratégie, les interventions auprès des différents intervenants. est collaboratif, structuré, et évolue au fur et à mesure de la prise en charge du patient (malade chronique).

  • mise-à-jour 21 juin 2013

    Gestionnaire de cas - Case manager

    Administrateur de la gestion des cas - gestionnaire de cas, coordonnateur de soins, responsable de l’organisation du Case management.

    Au Royaume-Uni, les Community Matrons sont des infirmier(ères) recrurtés(ées) pour les cas complexes et éviter au maximum l’hospitalisation des malades chroniques.

    Le gestionnaire de cas (Case manager Case manager Administrateur de la gestion des cas, coordonnateur de soins, responsable de l’organisation du Case management (voir ce terme dans le glossaire). ) se rend à l’hôpital pour prendre contact avec le patient, identifier ses besoins en fonction de son lieu de vie, prendre les rendez-vous avec le médecin traitant, l’infirmière et gérer les aspects sociaux du retour à domicile (organisation de l’aide à domicile, du portage de repas, de la téléassistance - accompagnement médico-social). Source

    Ministère des Affaires sociales et de la Santé, Société française de santé publique (SFSP), (2012), Qualité de vie Qualité de vie Aux confins du social et du psychologique - ou de "l’individuel", la qualité de vie liée à la santé est multidimensionnelle. des personnes atteintes de maladies chroniques. Restons mobilisés !, 96 p.

  • mise-à-jour 27 mai 2009

    HMO

    Pour Health Maintenance Organization

    Organismes d’assurance maladie créés au XIXe dont le but est de délivrer des soins de qualité au meilleur coût. Ils furent créés par des employeurs. A leurs côtés, d’autres structures, comme les Preferred Provider Organizations (PPO), qui réunissent des prestataires indépendants et ne sont pas prépayés, ou bien les régimes Point of Services qui sont des organismes d’assurance maladie permettant au patient d’avoir recours à des prestataires extérieurs moyennant un supplément.

  • mise-à-jour 3 mai 2013

    Incitation financière

    Bien que cette expression soit valable pour toute incitation à un comportement souhaité par le paiement d’une prime, elle arrive en France pour le paiement à la performance (Pay For Performance (P4P)) des professionnels de santé (médecins), voir glossaire. (m-à-j 2013) Expérimentation de nouveaux modes de rémunération (ENMR) et Contrat d’amélioration des pratiques individuelles (CAPI), Rémunération à la performance Rémunérations sur objectifs de santé publique (Rosp) sont en définitive les termes plus récents, adaptés aux médecins français.

  • mise-à-jour 15 juin 2013

    Kaiser Permanente

    C’est un organisme d’assurance maladie (assurance santé) étatsunien - une Health Maintenance Organisation, voir ce terme (HMO) - de soins intégrés au montage financier original (but non lucratif, lucratif), qui gérait après la deuxième guerre mondiale la santé de plus de 500 000 individus, et plus de cinq millions à la fin des années 1980 et près de neuf millions aujourd’hui.

    Assureur (assurance santé) et organisateur de soins (prestataire de soins), ce système est bâti sur le staff model, c’est à dire que les médecins prestataires sont salariés de l’organisation. C’est une assurance à fournisseurs de soins salariés.

  • mise-à-jour 25 mars 2013

    Maison de santé pluridisciplinaire (MSP) (m-à-j fév. 2013)

    En France, la loi dite HPST fait de la création accrue des maisons de santé une priorité ; situées en milieu rural à 80%, elles regroupent 2 650 professionnels : les patients malades chroniques devraient y voir la complexité de leur prise en charge coordonnée

    Ces maisons (expérimentées en France dès 2007) visent à offrir aux citoyens, sous le même toit, une prise en charge coordonnée par un regroupement de professionnels de santé : médecins, kinésithérapeutes, diététiciens, infirmiers, etc.

    • Voir le site du ministère chargé de la santé, France, pages consacrées aux maisons de santé :

      Les maisons de santé sont des structures pluri professionnelles dotées de la personnalité morale et constituées entre professionnels médicaux, auxiliaires médicaux ou pharmaciens. (...) (essentiellement des professionnels libéraux) doivent élaborer un projet de santé attestant de leur exercice coordonné. Les maisons de santé sont appelées à conclure avec l’agence régionale de santé un contrat pluriannuel d’objectifs et de moyens préalablement à tout versement d’une aide financière par l’agence.

    Les maisons de santé assurent des activités de soins sans hébergement et peuvent participer à des actions de santé publique ainsi qu’à des actions de prévention et d’éducation pour la santé et à des actions sociales.(...).

  • mise-à-jour 26 octobre 2011

    Maladie non transmissible

    Aujourd’hui (2011), on peut déduire de la description qui suit une "définition" des maladies non transmissibles...

    "(...) Les maladies non-transmissibles sont classées en quatre catégories :

    • Les maladies cardio-vasculaires (telles que les crises cardiaques et les accidents vasculaires cérébraux) ;
    • les affections respiratoires chroniques (telles que la pneumopathie chronique et l’asthme) ;
    • le cancer ;
    • le diabète. (...)
      Ces quatre groupes de maladies ont en commun quatre facteurs de risque :
    • le tabagisme ;
    • la sédentarité ;
    • l’usage nocif de l’alcool ;
    • une alimentation non équilibrée. (...)"

    Les traumatismes et les maladies chroniques représentent dans l’absolu les maladies non transmissibles.

    L’Organisation mondiale de la santé spécifie réfcemment : "Les maladies non transmissibles – ou chroniques – sont des maladies de longue durée d’évolution généralement lente. Elles décrivent les mêmes quatre groupes de maladies, bien sûtr.

    Ce terme est donc assez récent. .


    Source :

    Références Web

    Voir aussi nos entrées Chronisanté

  • mise-à-jour 15 mai 2013

    Managed Care

    Terme en provenance des Etats-Unis. C’est l’ensemble des outils de gestion des soins censés offrir aux assurés la meilleure qualité au meilleur rapport coût/efficacité (c’est à dire le plus faible...). Ce terme est le concept de transformation des soins par une maîtrise méicalisée des dépenses de santé, par exemple en France. Désigne une rationalisation cooirdonnée de la santé, variable selon les pays.


    Source :

    Voir ce rapport en ligne : Lenoir, D., Lennin-Laird, M., Association internationale de la sécurité sociale (AISS), (2003). Assurance maladie et gestion intégrée des soins (managed care), Rapport technique 26, 28e Assemblée générale de l’AISS, 17 pages.

  • mise-à-jour 3 juin 2009

    Médecin référent

    Médecin généraliste qui suit les patients et les dirige, au besoin, vers un spécialiste ou un hôpital. Un accès filtré vers les services spécialisés est appelé aussi « contrôle d’accès » (Gatekeeping) en anglais.

  • mise-à-jour 25 mai 2009

    Medicaid Medicare

    Programmes d’assurance santé étatsuniens sous supervision fédérale mais gérés en partie par les Etats : (Medicaid, pour les plus pauvres, Medicare Medicare Couverture santé créée suite à l’adoption du Social Security Act, loi réformant l’assurance maladie aux Etats-Unis dans les années 1960. pour les personnes âgées, les insuffisants rénaux et certains handicapés). Autant Medicare est un programme auquel on a droit si l’on est éligible, autant Medicaid est une forme de sécurité sociale (Social Welfare), géré de façon très différente selon les états. Voir Wikipédia Protection sociale aux Etats-Unis d’Amérique

  • mise-à-jour 27 septembre 2011

    NTIC en santé

    Nouvelles technologies de l’information et de la communication en santé. Convergence de l’informatique et du multimédia permettant la « télésanté Télésanté La télésanté est en bref un accès à plus de santé par des voies informatiques.  » (traitement, stockage, diffusion et échange de l’information). Aujourd’hui, on parle de plus en plus de l’e-santé e-santé L’e-santé comprend : "l’aide à l’information, la simplification de procédures, la gestion, l’archivage, la formation, la connaissance, le conseil, la prévention, l’échange, la prise en charge, la décision, au diagnostic, au traitement, à l’intervention, au suivi, etc." Voir la rubrique "Glossaire". (e-Health en anglais). La télémédecine a été inscrite dans la loi HPST (hôpital, patients, santé et territoires, du 21 juillet 2009.

  • mise-à-jour 16 décembre 2012

    Patients-experts

    Les « Patients-Experts Patients-experts Patient-expert  » sont des interlocuteurs qualifiés de toute personne atteinte d’une maladie chronique.

    Ils sont qualifiés pour répondre à leurs questions concernant tous les aspects transversaux de la maladie chronique (vie quotidienne, symptômes tels que la douleur ou la fatigue, l’environnement social ou familial, ...).


    Voir aussi le site BePATIENT.

  • mise-à-jour 5 mars 2012

    Pay For Performance (P4P)

    En français, en santé : incitation financière incitation financière Paiement à la performance. , paiement au rendement, paiement à la performance.

    Il s’agit de paiement en fonction du rendement - en médecine, prime versée au médecin en fonction des résultats cliniques des patients. Certains résultats d’examens de biologie clinique servent d’indicateurs.

  • mise-à-jour 19 mars 2009

    Per diem payment

    Mécanisme de paiement par lequel les hôpitaux reçoivent un prix de journée par patient.

  • mise-à-jour 22 mars 2013

    Proactivité

    Vu dans les modèles de prise en charge des maladies chroniques, que signifie : "équipe proactive" ?

    La proactivité Proactivité Exprime le comportement d’un sujet anticipateur, actif et initiateur de changements face à une dynamique de groupe. Par extension, pour une équipe en "santé", on imagine sa prise en compte de l’avenir dans ses décisions... est liée au comportement proactif, à la proaction. C’est un terme de psychologie Psychologie du travail qui exprime le comportement d’un sujet anticipateur, actif et initiateur de changements face à une dynamique de groupe.

    Par extension, pour une équipe en "santé", on imagine sa prise en compte de l’avenir dans ses décisions, le caractère évolutif de sa pratique (enseignement des expériences passées et adaptation aux nouveautés), les soins réellement continus qu’elle dispense et/ou organise.

    Dans le contexte des maladies chroniques, ce concept est introduit dans le Chronic Care Model, dit modèle de Wagner, depuis son origine Model for improvement of chronic illness care.

  • mise-à-jour 8 mai 2013

    Proximologie

    Discipline qui a tout juste 10 ans, la proximologie proximologie La , "science" du proche, renvoie à la prise en charge de l’aidant naturel ou informel. , "science" du proche, - discours (logos) sur le proche (proximus), renvoie à la prise en charge de l’aidant naturel ou informel

    En interrogeant des bases de données internationales, Medline et Pascal, c’est en 2002, dans la revue Gérontologie et société, que l’on consacre un numéro spécial - en français - à la naissance de cette thématique pluri-disciplinaire qui vise à mieux comprendre le rôle et la qualité de vie Qualité de vie Aux confins du social et du psychologique - ou de "l’individuel", la qualité de vie liée à la santé est multidimensionnelle. de celles et ceux qui vivent aux côtés du malade (atteint de maladie chronique, Ndlr).

    Ce discours (logos) sur le proche (proximus) est la proximologie proximologie La , "science" du proche, renvoie à la prise en charge de l’aidant naturel ou informel. , un néologisme qui semble prendre racine dans des revues spécialisées encore confidentielles comme Reciproques.

    C’est selon les écrits de début 2000, un "nouveau territoire de recherche dans lequel a investi le laboratoire Novartis-Pharma centré sur la relation d’exception qui unit le patient à ses proches"...

    Etudes signalées par Novartis-Pharma en février 2012 :

    • ADMIRE Représentation des aidants
    • ASPED Droits des aidants
    • CODIT Insuffisance rénale
    • COMPAS Parkinson
    • EMPATHIE Trouble déficit de l’attention/hyperactivité
    • FACE Cancer
    • PIXEL Alzheimer
    • PREDAM Représentation des aidants
    • PROXAIR Asthme persistant sévère
    • REMEDE Médecine générale et proches
    • TRIDENT Douleurs neuropathiques
    • TRILOGIE Epilepsie

    Source :

    Numéro spécial, Proximologie : premières études. (2002), Gérontologie et société, 109 p.

    Extraits :

    "L’étude Pixel est centrée sur

    • les plaintes ;
    • les difficultés ;
    • les besoins exprimés par les aidants familiaux des patients atteints de la maladie d’Alzheimer. "

    "L’enquête COMPAS :

    • sur les conjoints de patients atteints de la maladie de Parkinson ;
    • traduit en statistiques l’activité encore peu valorisée, de milliers de femmes et d’hommes qui oeuvrent quotidiennement pour le mieux-être de leur conjoint en perte d’autonomie. "

    Voir le site proximologie.com, créé en 2001 par Novartis-Pharma.

    Voir le périodique en ligne Réciproques, revue de proximologie en accès libre.

    Voir la télévision en ligne ProxiproTV

  • mise-à-jour 19 février 2010

    Qualité de vie

    Sur ce site : qualité de vie Qualité de vie Aux confins du social et du psychologique - ou de "l’individuel", la qualité de vie liée à la santé est multidimensionnelle. liée à la santé. C’est un concept multidimensionnel qui est mesuré en questionnant un individu sur la satisfaction de ses besoins dans le domaine physique, mental, social et global.

  • mise-à-jour 5 juillet 2012
  • mise-à-jour 12 avril 2013

    Rémunération à la prestation

    Voir Fee For Services (FFS) : C’est à dire, en santé : les revenus des soignants dépendent du nombre d’actes - comme en médecine libérale française, par exemple.

  • mise-à-jour 7 mai 2012

    Réseau de santé

    En France, les instances officielles ont autorisé la création de milliers de réseaux de santé afin de répondre aux besoins d’un grand nombre de patients atteints d’affections de longue durée

    La définition est celle de la loi du 4 mars 2002, Code de la santé publique :

    Extrait de la loi : "Les réseaux de santé ont pour objectif de favoriser l’accès aux soins, la coordination Coordination , la continuité ou l’interdisciplinarité des prises en charges sanitaires (...) Ils assurent une prise en charge adaptée aux besoins de la personne tant sur le plan de l’éducation pour la santé [11] de la prévention, du diagnostic que des soins."

    On retiendra ici les termes :

    • d’interdisciplinarité, exprimant la réunion de différents acteurs du champ sanitaire ou social, ainsi que de représentants des usagers ;
    • de coordination.

    En France, la prise en charge des maladies chroniques s’appuie fréquemment sur les réseaux de santé, parmi lesquels :

    • des insuffisances cardiaques (ALD n°5) comme Retis38 (dans le département de l’Isère, qui a fait l’objet d’une entrée Chronisanté) [12] ;
    • des maladies néonatales comme l’autisme (ALD n°23), qui font l’objet d’une participation de soignants, de parents et d’enfants... ;
    • de certaines maladies infectieuses chroniques comme le VIH/sida (ALD n°7) (à l’origine des réseaux de santé), ainsi que des hépatites (ALD n°6) ;
    • d’autres extrêmement aiguës - comme la bronchiolite (infection virale) chez le nourrisson [13] ;
    • mais le maillage hexagonal existe aussi concernant les scléroses en plaques (ALD n° 25) ;
    • comme pour les insuffisances respiratoires (ALD n°14 )
    • les diabètes (ALD n°8)...

    Il y a un an, leur financement a été mieux encadré par la loi (le réseau doit répondre à certains critères) :

    [Les réseaux] peuvent bénéficier de subventions de l’Etat et des collectivités territoriales ainsi que de financements de l’assurance maladie, notamment du fonds d’intervention pour la qualité et la coordination des soins (...).

    Ceci sous certaines conditions.

    En avril 2012, l’Union nationale des réseaux (UNR) pose cette question au futur président de la république :

    Etes-vous prêt à organiser au lendemain de votre élection des assises de la coordination des parcours de santé, réunissant les représentants des usagers, des professionnels, des élus locaux, des réseaux de santé et des institutions (...)

  • mise-à-jour 27 juillet 2009

    SGR

    Taux de croissance soutenable, employé dans le cadre de Medicare Medicare Couverture santé créée suite à l’adoption du Social Security Act, loi réformant l’assurance maladie aux Etats-Unis dans les années 1960.

    Terme d’économie Le Sustainable Growth Rate ou SGR SGR "Taux de croissance soutenable", terme d’économie employé ici dans le cadre de Medicare peut être traduit par "taux de croissance soutenable".

    On l’emploie pour le taux directeur de l’enveloppe de Medicare Medicare Couverture santé créée suite à l’adoption du Social Security Act, loi réformant l’assurance maladie aux Etats-Unis dans les années 1960. , destinée à payer les prestataires de soins médicaux. Le SGR a été décrit plus précisément dans ce cadre, dans le document de l’Inspection générale des finances (IGF) de 2002, sur la médecine de ville ; voir l’encadré dans ce document sur ChroniSanté.

    On en reparle en 2009 du fait de la réforme du système de santé américain, voir l’article de ChroniSanté à ce sujet.

  • mise-à-jour 13 janvier 2010
  • mise-à-jour 13 janvier 2010

    Soins de santé primaires

    Ce terme issu de la littérature anglaise (primary care) désigne les soins de premier recours Soins de premier recours Comme son nom l’indique, le médecin généraliste est le soignant de l’offre de soins de premier recours. , le terme français aujourd’hui étant plutôt ce dernier. Voir le Glossaire. Voir aussi le rapport de l’OMS oms de 2008 : Les soins de santé primaires : maintenant plus que jamais

  • mise-à-jour 7 janvier 2011

    Stigmate

    Voir stigmatisation dans la rubrique Glossaire.

  • mise-à-jour 6 décembre 2012

    Stigmatisation

    Dans les maladies chroniques, quand les patients ressentent négativement des paroles ou des actes...

    "Parole ou action menant à transformer une déficience, une incapacité incapacité ou un handicap en une marque négative pour la personne". Voir Le Grand Dictionnaire terminologique québécois.

  • mise-à-jour 29 avril 2009

    Tarif de référence

    Le patient paie la différence entre le montant et le coût facturé (par exemple, les prothèses dentaires et les montures de lunettes en France) ; l’assurance ou le financeur public prend en charge un montant fixe.

  • mise-à-jour 26 novembre 2012

    Teamlet

    Ce terme américain signifie "Little team" ou "équipe soignante réduite". En effet, il s’agit d’une équipe composée d’un clinicien (médecin) et de deux "coachs santé", issus des différentes professions paramédicales américaines ou des métiers de la santé publique (éducateurs santé, etc.)

    "Coach" est-il un terme intraduisible ? On n’est pas "entraîneur en santé" en France. On pourrait éventuellement traduire ce terme par "Accompagnateur en santé".

    Ces coachs se retrouvent dans les "Teamlets" deux fois plus nombreux que les médecins, car ils ont pour vocation de passer plus de temps avec le malade. Ils suivent une formation spécifique sur le plan de la prise en charge des soins. Une rencontre en soins de santé primaires Soins de santé primaires Equivalent en français de "Soins de premier recours". Ce terme issu de la littérature anglaise (primary care) désigne les soins de première ligne, porte d’entrée vers tous les soins plus spécialisés. Voir le Glossaire. inclut alors quatre temps :

    • une "prévisite" par le "coach" ;
    • puis une visite avec le médecin (avec ou sans "coach", suivant le besoin) ;
    • une "postvisite" par le coach ;
    • une intervention entre deux rendez-vous par le "coach" : appel téléphonique, message électronique, prise de rendez-vous, relance.

      Source :

    Bodenheimer, T., Yoshio Laing, B., (2007), The Teamlet Teamlet Ce terme américain signifie "Little Team" ou "équipe soignante réduite". En effet, il s’agit d’une équipe composée d’un clinicien (médecin) et de deux "coaches santé", issus des différentes professions paramédicales américaines ou des métiers de la santé publique (éducateurs santé, etc.)
    Voir définition documentée dans le glossaire
    Model of Primary Care
    . Annals of Family Medicine 5:457-461. voir l’article en texte intégral.

  • mise-à-jour 22 novembre 2012

    Télésanté

    Le terme anglais e-Health est habituellement traduit en français par « santé en ligne » ou « télésanté Télésanté La télésanté est en bref un accès à plus de santé par des voies informatiques.  »

    En avril 2011, on peut lire sur le site de la Haute autorité de santé : "Le terme anglais e-Health est habituellement traduit en français par « santé en ligne » ou « télésanté Télésanté La télésanté est en bref un accès à plus de santé par des voies informatiques.  ». La télésanté recouvre « toutes les applications, sites, portails, que l’on trouve sur internet et qui sont, tout ou parties, liées à la santé ». Ce terme est plus large que celui de télémédecine, « partie de la médecine qui utilise la transmission par télécommunications d’informations médicales » et qui concerne le télédiagnostic, la téléexpertise, la téléassistance, et la télésurveillance" (et la e-prescription , Ndlr).

    Voir aussi notre entrée e-santé dans le glossaire.

  • mise-à-jour 28 juin 2013

    Théorie de la demande induite

    Phénomène d’induction de la demande en économie de la santé : pourquoi ?

    Cette expression est utilisée pour les soins en économie de la santé : un phénomène d’induction de la demande par la présence d’une assurance maladie amènerait le médecin (ou les hôpitaux au sens large) à offrir (ou prescrire) des soins dans le dessein de gagner plus.


    Source :
    Voir cet article de Daniel Simonet, en français :
    Simonet, D. (2005) Les Health Maintenance Organizations : expérience américaine et initiatives européennes. Ruptures, revue transdisciplinaire en santé, 10(2) ; 220-238.

  • mise-à-jour 18 décembre 2009

    Ticket modérateur

    Le patient paie une proportion du coût total. Synonyme : coassurance Coassurance Synonyme de "ticket modérateur" . Voir notre entrée Chronisanté sur un dossier réalisé par l’Institut de recherche et de documentation en économie de la santé (Irdes), intitulé Historique du ticket modérateur

  • mise-à-jour 11 mars 2011

    Visibilité

    Dimension centrale du vécu de la maladie chronique, la visibilité visibilité Dimension centrale du vécu de la maladie chronique, la visibilité (ou invisibilité) est le caractère de ce qui est visible (ou invisible). (ou invisibilité) est le caractère de ce qui est visible (ou invisible),

    Le regard de l’autre, éventuellement stigmatisant, est impliqué au premier chef. La personne peut ainsi être amenée à adopter des stratégies de faux-semblant, afin d’éviter stigmatisation stigmatisation Parole ou action menant à transformer une déficience, une incapacité ou un handicap en une marque négative pour la personne. Voir Le Grand Dictionnaire terminologique québécois. et discrimination. Ce qui risque d’avoir pour conséquence, à plus ou moins long terme, dépression, faible estime de soi, image de soi négative, sentiments d’inauthenticité...


    Voir nos entrées Chronisanté :

  • mise-à-jour 19 mars 2009

    Withholding

    Retenue à la source.