(2006) Analyse de rentabilité : "Disease management" du diabète

Publié le 14.01.2010 | Mise-à-jour le 05.03.2012 | par Hélène Fagherazzi-Pagel

Cette évaluation en profondeur (économique) dans le cas de l’organisme d’assurance maladie HealthPartners (Minnesota)


Les avantages potentiels attendus pour les plans proposant des programmes de disease management du diabète disease management du diabète Le diabète est une maladie chronique coûteuse de par sa fréquence, et fait l’objet de recommandations assez fiables grâce aux études de grande ampleur disponibles (DDM) sont une réduction du coût pour l’assurance maladie dont ils dépendent et davantage de souscriptions payantes.

Dans cet article de 37 pages, on remarque que quatre facteurs sont mis en évidence.

  • Le deuxième facteur est le turnover. La gestion du diabète demanderait un investissement au départ. Or les patients changeant souvent de plans de santé, les gains possibles sur le long terme grâce à une bonne gestion des soins ne sont pas réalisés.
    Ainsi ces deux premiers facteurs, antisélection et chronologie des coûts - investis et ceux des non bénéfices - sont des causes de moindre rentabilité.
  • Le troisième facteur est le système de paiement : des acheteurs - employeurs et patients - aux plans de santé et du plan aux fournisseurs. En conséquence, les décisions d’investissement sont fondées sur des économies monétaires, à l’exclusion des avantages pour la santé.
  • La quatrième dimension est l’externalisation - et donc le chevauchement - des réseaux de fournisseurs : ils limitent la capacité du plan privé à gagner plus.

Quand les médecins signent un contrat avec des assureurs différents, le plan qui offre à ces soignants un paiement à la performance (Pay for Performance Pay For Performance En français, en santé : incitation financière, paiement à la performance, rémunération à la performance. Il s’agit de paiement en fonction du rendement - en médecine, prime versée au médecin en fonction des résultats cliniques des patients. Certains résultats d’examens de biologie clinique servent alors d’indicateurs. , P4P) profitera à ses concurrents aussi. En conséquence, les motivations financières pour investir dans l’amélioration de la qualité sont significativement limitées. Cette constatation suggère que dans un marché libre, le DDM serait sous approvisionné par les plans de santé.

L’efficacité des programmes dépendent de la valeur de l’investissement initial. L’amélioration des soins aux diabétiques offre des avantages économiques pour les systèmes de santé ainsi que pour la qualité de vie Qualité de vie Aux confins du social et du psychologique - ou de "l’individuel", la qualité de vie liée à la santé est multidimensionnelle. des adultes diabétiques. Cette analyse de la rentabilité sous-estimerait vraisemblablement les « gains » au niveau social (bien être et productivité).


Beaulieu, N., Cutler, D., Ho, K., et al. (2006) The Business Case for Diabetes Disease Management disease management Etats-Unis : le Disease Management est un système coordonné d’intervention et de communication en matière de soins, dirigé vers des populations pour lesquelles les efforts des patients eux-mêmes ont un impact significatif. Pour une histoire documentée du concept, voir le Glossaire. for Managed Care Managed care C’est l’ensemble des outils de gestion des soins censés offrir
aux assurés la meilleure qualité au meilleur rapport coût/efficacité). Traduit en français par soins intégrés ou maîtrise médicalisée des dépenses de santé.
Organizations
, (2006) Forum for Health Economics & Policy. 9(1):1-37.

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