(2009) La prise en charge des maladies psychiatriques sévères en discussion

Publié le 08.02.2010 | Mise-à-jour le 13.12.2010 | par Hélène Fagherazzi-Pagel

Risque de marginalisation des malades psychiatriques chroniques mal pris en charge ?


Une étude qui démontre leur forte représentation parmi les sans logement conduit à penser que la prise en charge de la maladie mentale sévère, comme on le pensait fortement, présente des écueils non surmontés à ce jour. Les troubles psychotiques sont dix fois plus nombreux chez ces "marginaux" que dans la population générale.

Des diagnostics de troubles psychiatriques sévères ont été faits chez trois quart des sans abri rencontrés par une équipe de recherche associant l’Inserm [1] et l’Observatoire du Samusocial de la région Ile de France. Cette étude récente proposée sur le site de l’Inserm porte sur plus de 800 personnes ayant eu recours aux foyers d’hébergement. Ils ont été tirés au sort (ce qui fait que la méthodologie est scientifiquement fiable). Ils ont fait l’objet de consultations psychiatriques à visée diagnostique et anamnestique. Ces consultations spécialisées auprès d’un psychiatre ont démontré que :

  • un quart des personnes ayant des troubles psychiatriques sévères n’a jamais eu recours aux soins ;
  • près des trois-quarts de celles ayant eu un contact antérieur avec le système de soins n’étaient plus suivies au moment de l’enquête.

Source :

Journée scientifique de l’Observatoire du Samusocial de Paris sur : La santé mentale chez les personnes sans logement en Ile-de-France, Le 15 décembre 2009. Télécharger le document résumant cette étude sur le site de l’Inserm.


[1] Institut national de la santé et de la recherche médicale