(2009) Un article québécois fait le point sur la gestion des maladies chroniques

Publié le 06.01.2010 | Mise-à-jour le 14.01.2010 | par Hélène Fagherazzi-Pagel

Les barrières et les éléments facilitant la mise en place de nouveaux modèles, au Québec et dans divers pays d’Europe


Ce que les Canadiens appellent "un modèle intégré de prévention et de gestion des maladies chroniques" est le Chronic Care Model (CCM) - et ses dérivés : l’Expanded Care Model canadien, en particulier.

Le Chronic Care Model et tous les dérivés du modèle de Wagner sont implantés dans le monde entier. Plus de 500 organisations (assurance santé, HMO HMO Health Maintenance Organization, assurance santé étatsunienne, payée par les employeurs. aux Etats-Unis, notamment) l’utilisent. Ses six piliers sont reconnus par les scientifiques : la mise en place d’une seule composante de ce modèle serait prouvé améliorer l’état de santé des patients.

Ces chercheurs canadiens cherchent à savoir pourquoi ils sont utilisés, et comment ils sont reconnus en Allemagne, en France, aux Pays-Bas, ainsi qu’au Royaume-Uni, comparativement au Canada et aux Etats-Unis.

Les auteurs pointent comme barrières :

  • le manque de qualité des processus de soins "outils de gouverne clinique" ;
  • la faiblesse des interconnexions de données informatisées ;
  • l’inadéquation des financements de la prise en charge (rémunération des médecins, notamment) ;
  • l’insuffisance des services publics ;
  • des problèmes d’organisation ("outils de gouverne organisationnelle").

Extrait du résumé :
"L’émergence de nouveaux modèles de pratique de groupe en première ligne (maison de santé pluridisciplinaire maison de santé pluridisciplinaire Ces maisons visent à offrir aux citoyens, sous le même toit, une prise en charge coordonnée par un regroupement de professionnels de santé : médecins, kinésithérapeutes, diététiciens, infirmiers, etc. Voir aussi le glossaire. pour les soins de santé primaires Soins de santé primaires Equivalent en français de "Soins de premier recours". Ce terme issu de la littérature anglaise (primary care) désigne les soins de première ligne, porte d’entrée vers tous les soins plus spécialisés. Voir le Glossaire. ou les soins de premier recours Soins de premier recours Comme son nom l’indique, le médecin généraliste est le soignant de l’offre de soins de premier recours. , Ndlr), une intégration croissante des établissements du réseau (interconnexion des données, utilisation des NTIC en santé NTIC en santé Nouvelles technologies de l’information et de la communication en santé. Convergence de l’informatique et du multimédia permettant la « télésanté » (traitement, stockage, diffusion et échange de l’information). ), un système communautaire de services sociaux développés (service public, Ndlr) et un champ de la santé publique développé (une formation accrue, Ndlr) ont été perçus comme des éléments facilitants".


Source :

Levesque, J.-F., Feldman, D., Dufresne, C., Bergeron, P., Pinard, B., Gagné, V., (2009), Barrières et éléments facilitant l’implantation de modèles intégrés de prévention et de gestion des maladies chroniques, Pratiques et Organisation des Soins, 40(4), 251-65. Voir l’article sur le site Ameli.

Voir aussi l’article Chronisanté au sujet de cette même recherche québécoise.

Voir aussi notre article sur le modèle de Wagner