(2010) Le "Plan national Bien Vieillir 2007-2009 " (PNBV), méconnu, a été évalué

Publié le 17.03.2011 | par Hélène Fagherazzi-Pagel

L’accompagnement du "bien vieillir" passe par la prévention des complications des maladies chroniques


Le programme national, 2003-2005 pour les personnes de plus de 55 ans, porté par Hubert Falco [1] a été relancé par la disposition Healthy Aging de l’Union européenne (UE) en 2004. C’est dans ce contexte qu’est né le "Plan national Bien Vieillir (PNBV)" en 2007.

Beaucoup de critiques furent émises quant à la structure administrative encadrant ce plan, son manque d’évaluation intrinsèque [2], de moyens... Le directeur général de la santé a saisi en 2010 le Haut Conseil de la santé publique (HCSP). Il avait pour mission d’évaluer le PNBV 2007-2009. Le ministère souhaitait cette analyse pour engager un second plan reposant sur des bases solides.

Le PNBV avait neuf axes, dont celui de prévenir les complications parfois invalidantes des maladies chroniques...

Axes opérationnels

Ces neuf axes du PNBV se déclinaient en 32 mesures qui bénéficiaient de "financements fléchés" [3].

Le rapport final remis en février 2011 propose de diviser la réflexion :

  • d’une part le "bien vieillir" proprement dit, avec ce que cela comporte d’action en promotion de la santé ;
  • d’autre part l’accompagnement du bien vieillir, qui est une conduite de changement de société. Les rédacteurs du rapport émettent quatre recommandations : - 1 - Pérenniser le concept ; - 2 - Adapter la méthode ; - 3 - Inclure la problématique des inégalités sociales de santé ; - 4 - Structurer la problématique et intégrer la notion du "bien vieillir" dans une action politique à visée collective et individuelle"

Ils insistent : "(...)il faut "déplorer l’absence de prise en compte des inégalités sociales de santé chez les aînés sachant que le vieillissement accroît les inégalités de toutes sortes".

Une phrase véhiculant la notion d’échec mérite d’être citée, car elle témoigne du niveau de complexification de notre société :
"Le caractère interministériel et intersectoriel de la problématique d’accompagnement efficiente du "bien vieillir", combinée au manque de gouvernance, a rendu dans ces conditions le pilotage et le suivi du plan quasiment impossibles, malgré le professionnalisme d’acteurs investis dans les projets dont ils ont la charge."


Source :

Haut Conseil de la santé publique (HCSP), (2010) Évaluation du Plan national Bien vieillir 2007-2009.


[1] Alors secrétaire d’État aux personnes âgées

[2] C’est à dire prévue lors de la rédaction du texte.

[3] Le financeur pointe spécifiquement l’usage qui sera fait du montant.