2011, année des patients : rappel sur le dispositif d’annonce d’une affection maligne ou grave

Publié le 29.09.2011 | Mise-à-jour le 15.06.2013 | par Hélène Fagherazzi-Pagel

Recommandations aux médecins, déjà anciennes, au sujet desquelles le CNOM [1] communique en 2011


Le Conseil national de l’Ordre des médecins (CNOM) plaide en juillet 2011 pour l’amplification du compagnonnage dans l’apprentissage du dispositif d’annonce.

Cancers : ancien Plan Cancer 2003-2007

Dans le cas de cancers (affection de longue durée, ALD n° 30) à la fin des années 1990, de la simple consultation naquit un réel dispositif d’annonce, ce que les patients souhaitaient voir se généraliser. Ce fut le cas, grâce au plan Cancer 2003-2007. Désormais, la prise en charge des patients est meilleure, sur le plan technique (création des réunions de concertation pluridisciplinaires (RCP) [2], comme sur le plan relationnel.

Ainsi, aujourd’hui, un patient atteint d’un cancer se verra accueilli avec

Rapport de la Haute Autorité de santé en 2008

Un rapport de 40 pages sur l’annonce d’une mauvaise nouvelle (en source ci-dessous) est destiné aux médecins mais aussi à tous les autres professionnels qui assurent la prise en charge du malade (comportement et "savoir-être"). Il détaille la relation médecin-malade dans tous ses aspects. C’est une source de réflexion, une aide, et une série de questions.

On peut citer des extraits de phrases mises en exergue dans ce document de la HAS :

"ll n’y a pas une annonce, mais une succession d’annonces, tout au long de la prise en charge (...)"
"(...) il y a des ingrédients indispensables que sont le temps, l’écoute et les mots choisis (...)"
"Toujours se rappeler que ce qui est dit n’est pas ce qui est entendu par le patient et avoir à l’esprit que c’est le patient qui montre la voie à suivre."

Parmi les recommandations du CNOM en juillet 2011

Pour le dispositif d’annonce, quel qu’il soit : intégrer le compagnonnage dans la formation des jeunes médecins (la responsabilité n’est pas seulement juridique mais humaine). La formation des jeunes médecins est toujours à parfaire dans le domaine de l’annonce d’une mauvaise nouvelle, bien qu’elle soit maintenant "enseignée" .

Il faut, dit le CNOM,

  • Introduire clairement le rôle de la personne de confiance
  • Mettre le médecin traitant au cœur du dispositif d’annonce.

Il précise que la messagerie professionnelle sécurisée doit permettre :


Sources :

  • Haute autorité de santé (HAS). Annoncer une mauvaise nouvelle. (Ce texte a pour objectif d’aider les professionnels à améliorer leurs pratiques pour mieux répondre aux attentes des patients).
  • Pour la formation de très jeunes soignants, voir absolument le jeu interactif Etablir la relation sur le site Info-Patients, créé à Nancy, en collaboration avec le Centre Alexis-Vautrin, spécialisé en cancérologie. Conditions d’annonce d’une mauvaise nouvelle.

[1] Conseil national de l’ordre des médecins (CNOM).

[2] Réunions de tous les spécialistes médicaux ayant rencontré le patient : cancérologue chimiothérapeute, anatomopathologiste, chirurgien, radiothérapeute, etc