(2012) Les pharmaciens sont engagés naturellement dans l’éducation thérapeutique du patient (ETP) pour une prise en charge globale

Publié le 12.04.2012 | Mise-à-jour le 26.10.2012 | par Hélène Fagherazzi-Pagel

"Compte tenu de la complexité croissante de la gestion des pathologies chroniques (pathologies invalidantes, nécessitant une adaptation du patient, une intégration à sa vie quotidienne...)"


L’auteur choisit ici de revenir à l’étymologie du latin educere ("ex ducere", c’est-à-dire "conduire hors de", qui est à l’origine du mot français éduquer, éducation  [1].

Il insiste sur la place des pharmaciens d’officine dans la prise en charge globale des malades chroniques, aux "plans clinique, thérapeutique, économique et psychosocial". Aux 30 affections de longue durée (ALD), sont ajoutés l’asthme, les maladies rares ou bien encore certains thèmes de santé prioritaires au niveau régional.

Ainsi sont bâtis des programmes structurés, soumis à l’Agence régionale de santé, selon le décret n° 2010 - 904 du 2 août 2010.

L’avenir, selon cette analyse, c’est s’intégrer dans une pratique pluriprofessionnelle. Et si tous les champs disciplinaires sont représentés, c’est dans la pluridisciplinarité que s’inscrit cette intervention nouvelle du pharmacien.

Les services pharmaceutiques de qualité :

  • la conciliation ("quelles informations sur la prise médicamenteuse à l’arrivée du patient ?") ;
  • l’analyse de prescription ("quels points critiques ? quels points d’optimisation de la thérapeutique ?") ;
  • le suivi pharmaceutique ("quels indicateurs cliniques, paracliniques, biologiques, psychosociaux (...) suivre pour s’assurer du rapport bénéfice/risque de la prise en charge ?") ;
  • la négociation d’un plan de prise avec le patient ;
  • la définition d’un projet éducatif puis l’accompagnement du patient.

Ainsi, depuis 2010, l’éducation thérapeutique du patient (ETP) L’éducation thérapeutique du patient (ETP) "L’éducation thérapeutique a pour but d’aider les patients à prendre soin d’eux-mêmes". , normalisée par la loi, exige :

  • les compétences des professionnels (formation initiale et parfois diplôme d’ETP) ;
  • un cadre méthodologique pour la mettre en œuvre.

Le "service rendu" au patient malade chronique par le pharmacien implique :

  • une expertise (sa connaissance du médicament est reconnue) ;
  • une "posture" (écoute et accompagnement adaptés) ;
  • une mise en réseau des informations sur le patient (dossier informatisé et communication entre professionnels de santé).

Allenet, B., (2012), Pour que l’éducation thérapeutique du patient devienne pour le pharmacien une posture de travail, Annales pharmaceutiques françaises, 70 :(1), 53-7

Voir aussi nos entrées Chronisanté

Insuffisance cardiaque/ETP

ETP


[1] On relève ici que educare pour "élever" est un autre terme latin lié à ce concept, Ndlr.