(2012) Prendre en compte le risque de suicide chez des patients sous le choc

Publié le 17.04.2012 | Mise-à-jour le 14.02.2013 | par Hélène Fagherazzi-Pagel

"Le" cancer, dans la semaine qui suit l’annonce de son diagnostic, est aussi un facteur de risque d’événements psychiques gravissimes : surmortalité par suicides et accidents cardiovasculaires liés au stress


Un article suédois, financé par un organisme d’État et paru dans le New England Journal of Medicine (NEDJM), fera grand bruit : il est prouvé qu’il y a douze fois plus de suicides dans la semaine suivant l’annonce d’un diagnostic de cancer.

En Suède, cette étude de cohorte historique enrôlant 6 073 240 Suédois, "maniée" avec les outils statistiques les plus élaborés, a permis d’isoler les patients atteints de cancer et d’analyser la cause de leur décès.

Suicide et accidents cardio-vasculaires, prouvés être liés au stress (analyse valable pour les accidents cardiovasculaires mortels, isolés des autres facteurs de risque connus), se retrouvent associés au cancer.

Ce risque élevé diminue rapidement au cours de la première année suivant l’annonce d’une "maladie grave". Son augmentation est particulièrement importante pour les cancers connus comme étant de mauvais pronostic. Par exemple : risque plus faible pour les cancers de la prostate que pour ceux du foie - ces derniers présentant un pronostic sombre.

La prise en charge d’un patient qui vit cette expérience traumatisante mérite toute l’attention des soignants : c’est ce que les dispositifs d’annonce font valoir (Ndlr) [1].


Fang, F., Fall, K., Mittleman, M.A., Sparen, P., Ye, W., Adami, H.O., Valdimarsdottir, U., (2012) Suicide and cardiovascular death after a cancer diagnosis. N Engl J Med, 366(14) : p. 1310-8.

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[1] Voir nos entrées Chronisanté sur le dispositif d’annonce ci-dessus.