(2013) - m-à-j le 27 avril 2013 - S comme Structure, D comme Douleur, C comme Chronique : prise en charge de douleurs chroniques

Publié le 09.12.2011 | Mise-à-jour le 27.04.2013 | par Hélène Fagherazzi-Pagel

Cahier des charges pour les structures désirant obtenir leur certification SDC [1] auprès des Agences régionales de santé


Douleur

La douleur constitue une priorité de santé publique.

L’identification des structures de prise en charge de la douleur chronique s’appuie sur une circulaire de 1994 [2].
On y trouve :

  • la prévention, l’évaluation (les fameuses "échelles", Ndlr), le traitement de la douleur ;
  • la prise en charge spécifique dont pourra bénéficier un patient en particulier ;
  • les règles d’organisation, les principes thérapeutiques ;
  • l’approche pluridisciplinaire, instaurée officiellement ;
  • et donc logiquement les approches combinées (pharmacologiques, physiques, psychologiques et chirurgicales) ;
  • les suivis des patients, leurs réévaluations, etc.

On peut distinguer trois étapes sociales.

  • 1 - "Soulager la douleur" est une phrase inscrite dans l’immense Loi n° 2002-303 du 4 mars 2002 relative aux droits des malades et à la qualité du système de santé : [droit à] (...) "recevoir des soins visant à soulager la douleur". C’est un droit fondamental (où la "dignité", le "respect", "l’intégrité" côtoient dans le texte les références à la souffrance physique).
  • 2 - Le ministère chargé de la santé officialise par ses trois plans gouvernementaux la mise en œuvre de la prise en charge de la douleur chronique.

L’instruction DGOS/PF2/2011/188 du 19 mai 2011 met à jour le cahier des charges défini par la circulaire du 4 février 1998, qui identifie les structures d’études et de traitement de la douleur chronique (SDC) (par les Agences régionales de santé). Le 3e plan d’amélioration de la prise en charge de la douleur 2006 - 2010 prévoyait l’actualisation de ce cahier des charges.

  • 3- Des objectifs atteints :
    — >"contrat d’engagement contre la douleur" remis à chaque patient hospitalisé ;
    — > 241 structures douleur (consultation d’algologie et lits), ayant accueilli plus de 190 000 patients à ce jour ;
    — > sensibilisation et formation des professionnels ;
    — > évaluation des pratiques professionnelles, indicateurs de prise en charge de la douleur dans la certification des établissements de santé, évaluée par la Haute autorité de la santé (HAS).

Douleur chronique

Le 4e programme d’actions "douleur" est en cours d’élaboration (octobre 2011) et portera sur les trois types de douleur :
— > aiguë ;
— > provoquée par les soins ;
— > chronique.

"La douleur chronique est un syndrome multidimensionnel exprimé par la personne qui en est atteinte. Elle existe dès lors qu’une personne affirme la ressentir, qu’une cause soit identifiée ou non.(...)".

La douleur chronique doit être repérée, évaluée, diagnostiquée (typologie), traitée (hélas, elle est parfois rebelle). On note ici que dans le Code de déontologie médicale, il est "indispensable de traiter la douleur" du patient en fin de vie.


Sources :

Voir aussi nos entrées Chronisanté :

Cette approche de la douleur constitue également une priorité afin d’améliorer la qualité de vie Qualité de vie Aux confins du social et du psychologique - ou de "l’individuel", la qualité de vie liée à la santé est multidimensionnelle. de toutes celles et ceux qui souffrent d’une maladie chronique.



[1] Les structures spécialisées douleur chronique (SDC), sur le site du ministère chargé de la santé.

[2] Les "recommandations de la circulaire DGS/DH n° 3 du 7 janvier 1994 relative à l’organisation des soins et à la prise en charge des douleurs chroniques".