Bilan triennal du Plan Alzheimer et maladies apparentées 2008-2012 : que sont les dispositifs MAIA ?

Publié le 03.03.2011 | Mise-à-jour le 04.03.2011 | par Hélène Fagherazzi-Pagel

L’acronyme MAIA, signifie "maison pour l’autonomie et l’intégration des malades Alzheimer", un lieu unique de coordination Coordination


Une circulaire ministérielle de janvier 2011, relative à la mise en œuvre de la mesure 4 du Plan Alzheimer : "déploiement des maisons pour l’autonomie et l’intégration des malades Alzheimer (MAIA)" est parue.

Les MAIA sont lancées et les lieux seront labellisés rapidement. Des décideurs se sont déplacés à Bordeaux pour faire le point sur le plan pluriannuel d’action en santé publique "Alzheimer et maladies apparentées". Le Président de la République Nicolas Sarkozy a déclaré que ce plan triennal serait susceptible d’être reconduit en 2012.

Selon la loi : "Les institutions et les professionnels de santé (...) auprès des personnes âgées atteintes de la maladie d’Alzheimer ou d’une maladie apparentée ou en perte d’autonomie coordonnent leurs activités au sein de maisons pour l’autonomie et l’intégration des malades d’Alzheimer."

Un cahier des charges officiellement approuvé par décret fixe le niveau de labellisation exigé.

Lancé pour une période de quatre ans, le "Plan Alzheimer et maladies apparentées" en cours présente principalement deux volets :

  • recherche [1] ;
  • prise en charge des malades (plus de 800.000 personnes en France).

Il est financé par 1,6 milliards d’euros. Selon la loi, les agences régionales de santé (ARS) contribuent au financement des maisons pour l’autonomie et l’intégration des malades d’Alzheimer.

Outre les hébergement et les aides, on peut lire (dans le dossier de presse de la table ronde faisant office de bilan triennal du plan) que des projets de répit innovants (répit à domicile, art-thérapie, séjours vacances, garde itinérante de nuit) sont en cours d’expérimentation en février 2011 et complèteront "l’offre d’accompagnement". On y lit aussi "L’enjeu [des MAIA] est de mettre fin aux difficultés rencontrées par les malades et leurs familles face à une multitude de services présents sur les territoires mais insuffisamment articulés et n’aboutissant pas à une prise en charge coordonnée".

Si les résultats de la recherche sont peu palpables pour les malades, les soignants et les proches, dorénavant des lieux comme les MAIA seront assurément accueillis comme des réalisations concrètes. Elles deviendront l’aide attendue pour les patients et leur famille, et les orienteront dans le labyrinthe de leurs droits et devoirs.


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Voir aussi notre entrée Chronisanté :


[1] Un appel à projet européen va être lancé, a souligné le chef de l’État. Il a ajouté que c’est en juillet 2011 que se tiendra le premier congrès mondial de chercheurs sur "cette maladie".