Journée mondiale du diabète (World Diabetes Day, WDD 2012), le 14 novembre 2012

Publié le 13.11.2012 | Mise-à-jour le 26.11.2012 | par Hélène Fagherazzi-Pagel

L’Organisation mondiale de la santé (OMS oms ) estime à plus de 346 millions le nombre de diabétiques malades chroniques dans le monde. Depuis 1991, une manifestation a lieu le jour anniversaire de la naissance de Frederick Banting [1], voir aussi notre rubrique Plans...


Diabète de type 1 et 2 (en France, affection de longue durée n° 8)

Maladie chronique en expansion, la menace de voir augmenter de façon vertigineuse (doublement d’ici 2030) a motivé cette prise de conscience mondiale.

Le diabète de type 2 (DT2) (85 % des cas) est une maladie de l’hérédité, du surpoids, de l’obésité, ou bien des mutations économiques des sociétés [2]. Ces facteurs de risques environnementaux, comme la nutrition [3], en font une préoccupation de santé publique. La prévention est le maître-mot des instances internationales (diminuer le risque cardiovasculaire comme le syndrome métabolique [4], promotion de l’activité physique, etc.). Le diabète de type 1 (DT1) (dit insulino-dépendant) (10 % des cas) est une maladie autoimmune pouvant transformer le plus souvent la vie d’enfants auparavant en bonne santé.

Tous peuvent être traités, équilibrés, grâce à des traitements fiables (anti-diabétiques oraux (DT2) et/ou insuline, insuline seule (DT1)...). Des progrès technologiques et médicamenteux existent : stylos injecteurs, formulation d’insuline (insuline lente ou rapide, fréquence d’administration), le contrôle (glucométrie estimant la glycémie - mesure du sucre (glucose) dans le sang).

Son plus rares (5 % des cas) : diabètes de type 3 ("dits secondaires" ou de cause spécifique, comme une lésion du pancréas ou bien monogéniques), diabète gestationnel, anciennement "de type 4"(1).

Journée mondiale du diabète

Les experts observent l’ampleur du phénomène en créant la mobilisation des associations et sociétés savantes.

On note que l’Association française des diabétiques (AFD) veut rendre "visibles et audibles" les messages de son livre blanc intitulé : "Diabète et travai, propositions pour en finir avec les discriminations".

Extrait : "Le diabète comme toute maladie chronique, relève non seulement d’un problème sanitaire, mais également d’un enjeu social et économique."


Journée mondiale du diabète

Versions françaises

Version anglaise

Association française

Voir aussi nos entrées Chronisanté

Journée mondiale du diabète

Glycémie, glucométrie, surveillance, HbA1c

Permis de conduire, hypoglycémie

  • Permis de conduire : deux ALD et tous les troubles visuels importants sont concernés par la nouvelle loi.
    Prendre en charge certaines maladies chroniques, c’est aussi informer sur le permis de conduire et le nouvel Arrêté du 31 août 2010.
    Extrait : "Enfin, pour le diabète (ALD n° 8),il existe un contrôle médical régulier où le médecin s’assurera que le conducteur « comprend le risque d’hypoglycémie et qu’il maîtrise la maladie de manière adéquate ». Le fait de ne pas avoir eu deux hypoglycémies sévères au cours des douze mois précédents conditionne les autorisations. Le risque hypoglycémique sera évalué par les médecins de la Commission primaire de la préfecture. L’association française des diabétiques (AFD) dénonce toujours les potentielles inégalités territoriales, puisque c’est du "département" que dépendra le verdict final."

Dépression, maladies mentales, obésité (aspects psychologiques)

Autosoins

Smartphone

(1) Fagherazzi-Pagel, H, (2002) Actualités sur le diabète de type 2 : dossier de synthèse documentaire, Institut de l’information scientifique et technique (INIST-CNRS, 2002-12), mise au point, page 3.


[1] Frederick Grant Banting (1891 – 1941), prix Nobel de physiologie ou de médecine en 1923, qui, notamment avec Charles Best, a "découvert" l’insuline, en 1922.

[2] Selon l’OMS : "près de 80% des décès attribuables au diabète surviennent dans les pays à revenu faible ou intermédiaire."

[3] Voir dans notre rubrique Plans, le Programme national nutrition santé 2011-2015 .

[4] Le syndrome métabolique est en premier lieu une "obésité abdominale" (calculée par un tour de taille supérieur à 102 chez l’homme et 88 chez la femme (sorte d’aide-mémoire à corréler au reste (!)). C’est le témoin de la graisse abdominale associée à deux autres facteurs de risque cardiovasculaire. Par exemple, selon des experts, en 2005, une nouvelle définition, "cliniquement accessible" du syndrome métabolique est la suivante : "Une personne sera définie comme atteinte du syndrome métabolique si elle a une obésité centrale (abdominale) ajoutée à deux des quatre facteurs suivants : triglycérides élevés, cholestérol HDL, (pour High Density Lipoprotein) bas (qualifié de "bon" cholestérol), tension artérielle élevée ou niveau élevé de glucose à jeun. On inclut le sexe, et on prend en compte l’ethnie pour l’obésité centrale mesurée par le tour de taille (opinions d’experts en diabétologie, en cardiologie, en lipidologie, en santé publique, en épidémiologie, en génétique, en métabolisme et nutrition, du monde entier).