La prise en charge des troubles bipolaires (maladies bipolaires) en mutation, selon FondaMental

Publié le 22.02.2011 | Mise-à-jour le 29.06.2013 | par Hélène Fagherazzi-Pagel

Les maladies mentales sont l’affaire de tous, peut-on lire sur le site de la fondation qui relève le défi des maladies psychiatriques...


Ces pathologies ne devraient pas être considérées comme "à part" : tel est le leitmotiv des soignants, des malades et de leur entourage.

Ce sont des maladies chroniques. Selon l’OMS oms , les troubles bipolaires seraient la "sixième cause de handicap chez les personnes de 15 à 44 ans.

Le ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche a contribué à la création de cette fondation en 2007, pour renforcer l’action des pouvoirs publics et "allier toutes les intelligences" au service des patients atteints de ces maladies chroniques courantes, graves et invalidantes (affections de longue durée (ALD n° 23)). FondaMental est tout d’abord un réseau de coopération scientifique en santé mentale. Son fil conducteur : les avancées en neurosciences, couplées aux avancées thérapeutiques, qui devraient davantage aider les patients dans les années à venir (recherche/soins).

La fondation se présente comme un instrument de médiation pour tous les acteurs, de la famille [1] aux professionnels de la psychiatrie en passant par les politiques et les décideurs...

Nous citons ici ses motivations :

  • "dépasser les croyances" ;
  • "accompagner les malades vers une véritable réinsertion" ;
  • "progresser vers une société bien traitante".

FondaMental s’intéresse dans un premier temps aux troubles bipolaires, à la schizophrénie et à l’autisme de haut niveau. Des réseaux spécialisés et des centres experts [2] se mettent en place en France face au défi que représentent les troubles bipolaires :

  • dix ans de retard au diagnostic en moyenne ;
  • progrès thérapeutiques à mettre en œuvre ;
  • recommandations internationales à disséminer au sein des soins ;

Ces premiers centres experts étaient destinés à se déployer dans toutes les régions grâce aux Agences régionales de santé (ARS) [3].

La prise en charge de cette maladie chronique appelée autrefois "psychose maniacodépressive" était, il y a encore peu de temps, réellement inadaptée.

En janvier 2011, les résultats des budgets dédiés aux cohortes pour mieux comprendre la santé (investissements d’avenir du Grand Emprunt du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche) paraissent : la cohorte [4] PSY-COH, portée par FondaMental, devrait améliorer tout à la fois le diagnostic, la prise en charge et le traitement des patients atteints de schizophrénie, de troubles bipolaires ou du syndrome d’Asperger - autisme de haut niveau.


Sources :


[1] Voir la définition de l’aidant naturel dans Chronisanté.

[2] Les CETB sont dans un premier temps localisés à Créteil, Paris, Le Cheysnay (Versailles), Bordeaux, Vandœuvre-lès-Nancy, Montpellier, Grenoble et Marseille, ainsi que Monaco.

[3] Créées par la loi dite HPST, les agences régionales de santé constituent la représentation publique unifiée sur tout le territoire de toute décision concernant la santé : soins, politique de santé publique, financement des établissements de santé, établissements médicosociaux, etc.

[4] Cela aboutira à une étude de cohorte : "Les cohortes sont de grands instruments de la recherche en épidémiologie, fondées sur l’étude et le suivi prolongé (plusieurs années ou plusieurs décennies) de grandes populations de sujets sains ou malades, afin d’accumuler des connaissances fiables sur leur santé. La durée du suivi est un élément capital, en conférant à la cohorte sa puissance en termes de capacité à générer et à croiser des informations." Source : Site du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche.