Le Conseil national de l’Ordre des médecins (CNOM) plaide : "Pour l’amélioration du compagnonnage"

Publié le 23.01.2012 | Mise-à-jour le 27.01.2012 | par Hélène Fagherazzi-Pagel

Quoique enseignée, la formation des jeunes médecins est à parfaire dans le domaine de l’annonce d’une mauvaise nouvelle


Rappel : l’Année 2011 était l’année des droits des patients.

Voir la vidéo, en source ci-dessous. Les vidéos renseignent sur quelques notions de base du compagnonnage, voir ci-après, pour se former à l’annonce d’un cancer ou d’autres pathologies lourdes (acquisition d’un savoir-être, en plus de la formation existante à l’éthique, à la déontologie et à "l’émotionnel".

Trois annonces, en particulier, ont été analysées : en cancérologie, durant la grossesse, et en neurologie.


la formation

- Par qui ?

Dans l’idéal : le médecin référent Médecin référent Omnipraticien qui a la responsabilité du suivi de ses patients et qui les dirige, au besoin, vers un spécialiste ou un hôpital. Un accès obligatoire, filtré vers les services spécialisés est aussi appelé « contrôle d’accès » (Gatekeeping) en anglais. Le médecin référent est choisi par le patient. (médecin traitant).

- Une notion de base

Apprendre la reformulation.

- Où ?

Dans une salle, et surtout pas dans un couloir lorsque l’on se trouve à l’hôpital.

- A qui ?

A la personne, accompagnée de préférence, par une personne de confiance, le plus souvent un proche.

- Et en pédiatrie ?

A trois personnes, car on doit aussi l’expliquer à l’enfant...

- En anténatal ?

Aux deux parents. Deux médecins ? L’échographiste n’est pas seul, doit demander confirmation, et prendre contact avec le gynécologue/obstétricien.

- Être progressif , c’est-à-dire ?

Progression dans l’annonce ne signifie pas : "Ne pas dire la vérité" ! Aller donc au delà de la simple consultation d’annonce.

- Extraits :

  • "C’est une nouvelle porte qui s’ouvre sur un mauvais chemin".
  • "Le compagnonnage pour lequel nous plaidons existe de manière trop restreinte. Il faut le développer."

Le communiqué de presse du CNOM donne des pistes pour "améliorer la formalisation du dispositif d’annonce, afin d’optimiser l’écoute, la compréhension et l’accompagnement durable des médecins à l’égard des patients, tout au long de leur prise en charge" :

  • Intégrer le compagnonnage dans la formation des jeunes médecins.
  • Introduire clairement le rôle de la personne de confiance.
  • Mettre le médecin traitant au cœur du dispositif d’annonce.

Les accès aux soins sont inégalitaires en France. Il semble qu’on en soit au même point pour le dépistage, déclarent les intervenants durant cette table ronde. (il font allusion aux cancers, Ndlr).

Il est possible de former les soignants à l’acquisition de comportements adaptés.


Source :

Vidéo

Références Web

Télécharger les débats retranscrits dans un document en PDF : " Les dispositifs d’annonce de diagnostics graves en cancérologie et dans d’autres pathologies". Le débat est animé par le Docteur Alain Ducardonnet, cardiologue, consultant médias spécialisé dans la santé (...).

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