Réseau de santé

Publié le 07.05.2012 | par Hélène Fagherazzi-Pagel

En France, les instances officielles ont autorisé la création de milliers de réseaux de santé afin de répondre aux besoins d’un grand nombre de patients atteints d’affections de longue durée


La définition est celle de la loi du 4 mars 2002, Code de la santé publique :

Extrait de la loi : "Les réseaux de santé ont pour objectif de favoriser l’accès aux soins, la coordination Coordination , la continuité ou l’interdisciplinarité des prises en charges sanitaires (...) Ils assurent une prise en charge adaptée aux besoins de la personne tant sur le plan de l’éducation pour la santé [1] de la prévention, du diagnostic que des soins."

On retiendra ici les termes :

  • d’interdisciplinarité, exprimant la réunion de différents acteurs du champ sanitaire ou social, ainsi que de représentants des usagers ;
  • de coordination.

En France, la prise en charge des maladies chroniques s’appuie fréquemment sur les réseaux de santé, parmi lesquels :

  • des insuffisances cardiaques (ALD n°5) comme Retis38 (dans le département de l’Isère, qui a fait l’objet d’une entrée Chronisanté) [2] ;
  • des maladies néonatales comme l’autisme (ALD n°23), qui font l’objet d’une participation de soignants, de parents et d’enfants... ;
  • de certaines maladies infectieuses chroniques comme le VIH/sida (ALD n°7) (à l’origine des réseaux de santé), ainsi que des hépatites (ALD n°6) ;
  • d’autres extrêmement aiguës - comme la bronchiolite (infection virale) chez le nourrisson [3] ;
  • mais le maillage hexagonal existe aussi concernant les scléroses en plaques (ALD n° 25) ;
  • comme pour les insuffisances respiratoires (ALD n°14 )
  • les diabètes (ALD n°8)...

Il y a un an, leur financement a été mieux encadré par la loi (le réseau doit répondre à certains critères) :

[Les réseaux] peuvent bénéficier de subventions de l’Etat et des collectivités territoriales ainsi que de financements de l’assurance maladie, notamment du fonds d’intervention pour la qualité et la coordination des soins (...).

Ceci sous certaines conditions.

En avril 2012, l’Union nationale des réseaux (UNR) pose cette question au futur président de la république :

Etes-vous prêt à organiser au lendemain de votre élection des assises de la coordination des parcours de santé, réunissant les représentants des usagers, des professionnels, des élus locaux, des réseaux de santé et des institutions (...)



[1] "L’éducation pour la santé" regroupe l’enseignement au patient de techniques induisant un comportement bienfaiteur pour sa santé (comportement salutogène).

[2] Mais la périnatalité, la gérontologie, les soins palliatifs sont également organisées en réseaux.

[3] Pour répondre à des besoins constatés sur le terrain : activité accrue des kinésithérapeutes durant ces semaines de fort pic épidémique, chaque année.