Sécurité dans le suivi médical d’un patient chronique, emblème de l’utilisation des NTIC en santé...

Publié le 12.05.2011 | Mise-à-jour le 14.06.2013 | par Hélène Fagherazzi-Pagel

Les réseaux Alzheimer et diabète de Franche-Comté ont été parmi les premiers à utiliser le dossier médical personnel (DMP DMP Le dossier médical personnel est un concept issu des NTIC en santé comprenant le dossier médical électronique nominatif sécurisé. )


Qualifié d’élément clé de la modernisation du système de santé français le dossier médical personnel (DMP DMP Le dossier médical personnel est un concept issu des NTIC en santé comprenant le dossier médical électronique nominatif sécurisé. ) va permettre de connaître l’historique d’un patient avec la sécurité propre à l’informatisation des données.

Tous les soignants autorisés (par le "malade") pourront accéder aux données cliniques, en temps réel et dans le même lieu. L’historique médical de tout citoyen français pourra désormais être stocké chez des "hébergeurs" de données numériques agréés, grâce à l’Internet..

Le ministre chargé de la Santé Xavier Bertrand a déclaré récemment : "l’année 2011 sera, à partir d’avril 2011, l’année du déploiement progressif dans la France entière [du DMP]".

Grâce au Web, cet élément "clé" du futur système de santé a été inauguré en France par une campagne de communication en février 2011 au Centre hospitalier régional universitaire (CHRU) de Besançon, au sein de la première région à l’expérimenter, en présence de la directrice de l’Agence régionale de santé (ARS) de Franche-Comté.

D’ici fin 2011, des établissements de santé et plusieurs centaines de professionnels libéraux "rejoindront le dispositif". Le coup d’envoi national est lancé.

Professionnels et patients peuvent accéder au dossier, le renseigner. "On" n’est pas obligé de tout dire à un "professionnel de santé", ce sera la même chose dans un DMP. On pourra alors masquer certaines informations. "On", précisons-le, car tous les citoyens français sont ou seront concernés par le DMP très bientôt. Le suivi de certaines maladies chroniques s’en trouvera "optimisé".

Créé par la loi du 13 août 2004, il répond :

  • au droit à l’information du patient (2004) ;
  • au droit à la confidentialité (Loi informatique et libertés de 2002).

Pratiquement, l’ouverture se fait en plusieurs temps :

  • le patient autorise (recueillir le consentement du patient) ;
  • grâce à la carte de professionnel de santé (CPS), le soignant médecin s’identifie ;
  • grâce à l’identifiant national de santé (INS), créé par la loi en 2007, on l’ouvre ou le le crée (carte Vitale) ;
  • grâce à la compatibilité des logiciels de saisie médicaux : les données médicales du patient, qu’elles soient biologiques, cliniques, médicamenteuses, radiologiques (images) se retrouvent dans le DMP.

Il est personnel (il est propriété du patient) et partagé (plus besoin de mémoriser les informations à transmettre de soignant à soignant).

Grâce à l’utilisation de l’e-santé e-santé L’e-santé comprend : "l’aide à l’information, la simplification de procédures, la gestion, l’archivage, la formation, la connaissance, le conseil, la prévention, l’échange, la prise en charge, la décision, au diagnostic, au traitement, à l’intervention, au suivi, etc." Voir la rubrique "Glossaire". , la coordination Coordination et la qualité des soins s’amélioreront assurément. Le DMP devrait enrichir la communication ville-hôpital. La sécurité par la diminution du risque de iatrogénie (notamment dans les polypathologies) et de redondances est un objectif.

Les possibilités immenses offertes par la séparation des contenus et des contenants (appelée ici ou là la "dématérialisation") ne devraient pas faire oublier que la relation qui s’instaure entre le soignant et le soigné est toujours un espace "à n dimensions" éthique.


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Dans la rubrique Glossaire

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